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À Idjwi, La Commission diocésaine Justice et Paix appelle à faire de la paix un engagement quotidien

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À l’occasion de la Journée internationale de la paix, la Commission diocésaine Justice et Paix de l’archidiocèse de Bukavu a organisé, ce lundi 21 septembre 2026, une conférence publique à Kashofu, dans le territoire insulaire d’Idjwi. Autorités locales, leaders religieux, femmes et jeunes ont été appelés à renforcer les mécanismes communautaires de prévention des conflits et à faire de la paix une responsabilité quotidienne.

La grande salle LYADUNGA de la paroisse Sainte-Marie-Médiatrice de Kashofu a servi de cadre à cette rencontre placée sous le thème international : Investir dans la paix, pour tous et toutes, partout, chaque jour. En République démocratique du Congo, la célébration s’est articulée autour du thème : Investir pour la paix inclusive afin de bâtir une RDC plus juste où règnent la compassion, l’égalité et la dignité pour tous et toutes.

Organisée par la Commission diocésaine Justice et Paix, cette activité a réuni plusieurs composantes de la société locale, parmi lesquelles les autorités administratives et coutumières, les représentants des confessions religieuses, les jeunes, les femmes leaders ainsi que d’autres acteurs communautaires impliqués dans la promotion de la paix.

Faire de la paix une responsabilité individuelle

Prenant la parole comme orateur du jour, le révérend Abbé AMANI KAHURANYI Georges a placé la dimension humaine au cœur de son intervention. Pour lui, la paix ne saurait être réduite à l’absence de conflits armés ou aux relations entre communautés. Elle doit également se construire à partir des comportements individuels et des relations de proximité.

La paix doit régner dans l’homme, partout et chaque jour, a insisté l’Abbé AMANI KAHURANYI Georges.

Les autorités locales appellent au dialogue

Le lancement officiel de l’activité a été assuré par DUNIA Charles, secrétaire administratif de la chefferie Ntambuka. Dans son intervention, il a appelé les habitants à privilégier le dialogue et à préserver la cohésion sociale au sein de leurs communautés.

Nous appelons les habitants de la Chefferie NTAMBUKA à vivre dans la paix, à privilégier le dialogue et à contribuer à la cohésion de notre communauté, a déclaré DUNIA Charles.

Justice et Paix mise sur la prévention des conflits

Pour la Commission diocésaine Justice et Paix, la Journée internationale de la paix ne doit pas se limiter à une célébration symbolique. Elle doit constituer un moment de mobilisation communautaire et de renforcement des capacités des acteurs locaux.

Selon Fidèle BAHATI, chargé de projet à la Commission diocésaine Justice et Paix, investir dans la paix revient notamment à renforcer les capacités des communautés à identifier les facteurs de tensions, prévenir les conflits et privilégier les mécanismes de dialogue.

Investir dans la paix, c’est renforcer les capacités des communautés à prévenir les conflits, à privilégier le dialogue et à construire des relations fondées sur la justice, l’égalité et la dignité humaine, a-t-il souligné.

Cette approche place ainsi les communautés au centre des dynamiques de prévention des conflits et de consolidation de la paix, en favorisant une appropriation locale des mécanismes de dialogue et de cohésion sociale.

Une initiative inscrite dans le PEACE PROJECT

L’activité s’inscrit dans le cadre du PEACE PROJECT, un programme financé par l’organisation néerlandaise Mensen met een Missie et mis en œuvre par la Commission diocésaine Justice et Paix.

À travers les actions de sensibilisation, de dialogue et de mobilisation communautaire, le projet entend favoriser l’émergence d’acteurs locaux capables de contribuer à la prévention des tensions et au renforcement du tissu social.

Présente à la rencontre, Bénite MUTAGA, femme leader et chargée du genre dans la chefferie NTAMBUKA, a plaidé pour une participation accrue des femmes aux mécanismes communautaires de prévention et de résolution pacifique des conflits.

Les femmes doivent être considérées comme des actrices à part entière de la paix. Nous devons être davantage impliquées dans les espaces de dialogue et dans les initiatives qui favorisent la cohésion sociale, a-t-elle déclaré.

Des engagements pour faire vivre la paix au-delà de la célébration

Au terme des échanges, les participants ont été invités à transformer les messages de la Journée internationale de la paix en engagements concrets au niveau communautaire.

Parmi les principaux engagements mis en avant figurent notamment :

– privilégier le dialogue comme premier mécanisme de règlement des différends au sein des communautés ;
– prévenir les discours de haine, la stigmatisation et les discriminations susceptibles d’alimenter les tensions sociales ;
– renforcer la sensibilisation à la culture de paix dans les familles, les communautés religieuses et les espaces de jeunesse ;
– accroître la participation des femmes et des jeunes dans les espaces communautaires de dialogue et de prévention des conflits ;
– encourager la médiation communautaire et le recours aux mécanismes pacifiques de résolution des différends ;
– renforcer la collaboration entre autorités locales, leaders religieux, organisations communautaires, jeunes et femmes leaders ;
– promouvoir le respect de la dignité humaine, l’égalité et la cohésion sociale dans les relations quotidiennes.

Ces engagements traduisent la volonté des acteurs réunis à KASHOFU de passer d’une logique de sensibilisation à une dynamique d’action communautaire en faveur de la paix.

Albert CINYABUGUMA

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