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Deux mois de détention, et toujours pas de réponse définitive. Pour Clovis Mutsuva comme pour sa famille, l’attente est devenue une épreuve. Pour la justice, elle ne peut devenir une habitude.
Deux mois. Deux mois durant lesquels le temps judiciaire semble s’étirer pendant que la vie, elle, reste suspendue. Derrière le nom de Clovis Mutsuva, il y a un homme, une famille, des proches qui attendent de comprendre ce qui lui est reproché, ce que la procédure prévoit et surtout quand son sort sera clairement fixé.
Une détention ne devrait jamais être enveloppée dans le brouillard. Si les faits reprochés sont établis et que les conditions légales de détention sont réunies, que la procédure avance avec célérité et transparence. Si elles ne le sont plus, que les dispositions prévues par la loi soient appliquées. La justice ne gagne rien à laisser prospérer l’incertitude.
Car le silence institutionnel finit toujours par nourrir les interrogations. Deux mois sans issue clairement perceptible, c’est une attente qui pèse sur une famille et qui interpelle sur la célérité de la procédure. Les autorités judiciaires compétentes sont donc appelées à regarder ce dossier avec diligence, dans le strict respect de la loi et des droits de la personne détenue.
Clovis Mutsuva doit pouvoir être fixé sur son sort dans le cadre légal : ni privilège, ni faveur, ni condamnation anticipée. Simplement la justice, dans toute sa rigueur et toute sa responsabilité. Que les faits soient établis, que les droits soient garantis et que la procédure avance. Car lorsque la justice tarde à parler, c’est le silence qui finit par devenir une épreuve.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan