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Avec la LUCHA RDC dans la rue, le silence des villes mortes se transforme en cri citoyen contre les massacres attribués aux ADF.
Une ville morte n’est jamais vraiment silencieuse. À Butembo comme à Mambasa, le calme des rues porte désormais la colère d’une population qui ne veut plus compter ses morts. Aux côtés d’autres forces citoyennes, la LUCHA RDC a participé à cette action non violente pour faire du silence collectif un message sans ambiguïté : face à l’insécurité, l’indifférence n’est plus acceptable.
À Butembo et Mambasa, les volets baissés ont parlé plus fort que les discours. Par cette journée ville morte, les habitants, avec la participation de la LUCHA RDC, ont transformé leur silence en réquisitoire contre une insécurité devenue chronique. Derrière chaque commerce fermé, chaque rue désertée, il y a une question lancinante : combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que la protection des civils devienne une urgence absolue ?
De Béni à Mambasa, en passant par Butembo, les ADF continuent de semer la peur et le deuil, malgré les opérations militaires annoncées et les promesses répétées. Les populations ne demandent plus des communiqués, encore moins des explications : elles réclament des résultats. Elles veulent pouvoir cultiver, commercer, circuler et dormir sans redouter que la nuit transforme leur village en scène de massacre.
À Kinshasa comme dans les provinces concernées, l’heure n’est donc plus à la banalisation de l’horreur. La LUCHA RDC, engagée aux côtés des citoyens dans cette mobilisation pacifique, rappelle que la protestation non violente peut aussi devenir un puissant signal d’alarme démocratique. Les autorités doivent mettre tous les moyens disponibles — militaires, sécuritaires, logistiques et diplomatiques — pour traquer les groupes armés et surtout empêcher que les civils ne soient les éternels sacrifiés de cette guerre. Restaurer la sécurité à Béni, Butembo et Mambasa n’est pas une faveur accordée aux populations : c’est le premier devoir de l’État.
Car une République qui laisse ses villes se vider pour protester contre les massacres prend le risque de voir s’installer une autre forme de silence : celui du désespoir. Il est encore temps de l’éviter. À la LUCHA RDC et à toutes les forces citoyennes mobilisées pacifiquement, comme aux autorités nationales et provinciales, revient désormais le défi de faire de cette colère un levier d’action. L’Est de la RDC n’a pas besoin d’une nouvelle promesse de sécurité ; il a besoin que la sécurité devienne enfin une réalité.
La Rédaction