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Coupe du monde FIFA 2026 : quand la plus grande fête du football mondial risque aussi de devenir l’un des événements sportifs les plus polluants de l’histoire

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L’organisation de la Coupe du monde FIFA 2026, qui réunira pour la première fois 48 équipes à travers le Canada, les États-Unis et le Mexique, soulève de vives inquiétudes environnementales en raison des énormes distances que devront parcourir les équipes et surtout les supporters. Bien que la FIFA ait régionalisé une partie des rencontres de la phase de groupes afin de limiter les déplacements entre les côtes est et ouest du continent nord-américain, certains trajets demeurent particulièrement longs. Le cas le plus marquant concerne le groupe B, où les supporters du vainqueur du barrage UEFA, potentiellement le Pays de Galles ou l’Irlande du Nord, devront parcourir plus de 5 050 kilomètres entre Toronto, Inglewood et Seattle pour assister aux trois matchs de leur équipe lors de la phase de groupes.

Les calculs des déplacements montrent que les supporters sud-africains seront les plus affectés par cette configuration géographique. Pour suivre leur sélection durant la seule phase de groupes, ils devront parcourir au minimum 33 941 kilomètres, une distance qui pourrait atteindre 36 634 kilomètres si leur équipe termine première de son groupe et se qualifie jusqu’à la finale. Dans l’hypothèse où l’Afrique du Sud atteindrait la finale en tant que deuxième de son groupe, le trajet total grimperait à 43 189 kilomètres. Ces voyages généreraient environ 4,7 tonnes de CO₂ par supporter pendant la phase de groupes et jusqu’à 5,9 tonnes de CO₂ dans le scénario le plus long. Ce chiffre est particulièrement frappant lorsqu’on le compare aux émissions moyennes annuelles d’un Sud-Africain, estimées à 5,8 tonnes d’équivalent CO₂ selon l’Agence internationale de l’énergie.

Parmi les grandes nations du football, l’Allemagne figure également parmi les pays dont les supporters devront parcourir les plus longues distances. Un parcours victorieux jusqu’à la finale représenterait au moins 28 867 kilomètres et environ 3,2 tonnes d’équivalent CO₂ par supporter, tandis qu’un parcours de deuxième de groupe jusqu’à la finale atteindrait 31 824 kilomètres pour près de 3,5 tonnes de CO₂. À l’inverse, la France apparaît comme l’une des équipes les mieux loties sur le plan logistique, avec seulement 595 kilomètres de déplacements estimés durant la phase de groupes, sans compter les vols internationaux, et la possibilité d’effectuer certains trajets en train entre deux villes hôtes. Ces chiffres illustrent le défi majeur auquel la FIFA est confrontée : concilier l’expansion spectaculaire de la Coupe du monde avec les impératifs environnementaux d’une planète de plus en plus préoccupée par les émissions de gaz à effet de serre.

La Rédaction

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