Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Hier en République démocratique du Congo, Greenpeace Afrique a rencontré la nouvelle Secrétaire Générale du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Mme Pascaline Mbangu Kikumbi, dans le cadre d’un échange visant à présenter la vision et les priorités de l’organisation en matière de protection environnementale et de gouvernance durable des ressources naturelles. Cette rencontre a permis à Greenpeace Afrique de mettre en avant plusieurs propositions de réformes, notamment concernant la réglementation des emballages plastiques, la gestion durable des forêts et la question foncière, des enjeux majeurs pour un pays qui abrite une partie essentielle du bassin du Congo, considéré comme l’un des plus grands poumons écologiques de la planète. Dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et d’aggravation des effets du changement climatique, Greenpeace Afrique a insisté sur l’urgence d’adopter des politiques publiques capables de concilier développement économique, protection de l’environnement et justice sociale au bénéfice des populations congolaises.
Vers une réglementation plus stricte pour lutter contre la pollution et la déforestation
Au cours de cette rencontre, Greenpeace Afrique a également souligné la nécessité de renforcer le cadre réglementaire pour limiter l’usage et la prolifération des plastiques à usage unique, dont la pollution affecte gravement les villes, les cours d’eau et les écosystèmes du pays. L’organisation a aussi plaidé pour une gestion plus rigoureuse des forêts congolaises, souvent menacées par l’exploitation illégale, l’expansion agricole incontrôlée et des pratiques non durables qui fragilisent les communautés dépendantes des ressources forestières. Greenpeace Afrique estime que la RDC possède un rôle stratégique dans la lutte mondiale contre le changement climatique et que la préservation de ses forêts constitue non seulement un enjeu environnemental, mais également économique et social pour les générations présentes et futures.
Le respect des droits des communautés locales au cœur des réformes proposées
Enfin, Greenpeace Afrique a insisté sur la nécessité de placer les droits des Peuples Autochtones et des Communautés Locales au centre des politiques environnementales et foncières, rappelant que ces populations sont souvent les premières victimes de l’exploitation désordonnée des ressources naturelles alors qu’elles jouent un rôle clé dans la préservation des écosystèmes. L’organisation a encouragé un dialogue permanent entre autorités publiques, société civile et communautés afin de garantir une gouvernance inclusive et transparente des terres et des forêts. Greenpeace Afrique espère que cette collaboration avec les nouvelles autorités environnementales ouvrira la voie à des réformes concrètes capables de renforcer la protection des ressources naturelles tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations locales face aux défis climatiques croissants.
La Rédaction
RDC : Greenpeace Afrique échange avec la nouvelle Secrétaire Générale à l’Environnement pour accélérer les réformes sur les plastiques, la protection des forêts et la défense des droits des communautés locales face aux défis climatiques