Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Dans de nombreuses écoles rurales de la zone de santé de Nyantende, les filles continuent de faire face à des discriminations profondément ancrées dans les pratiques culturelles et les croyances traditionnelles. Stigmatisation, moqueries, harcèlement, pression psychologique, voire violences : autant de réalités qui empêchent encore beaucoup de filles d’accéder à une éducation sereine et équitable. Ces inégalités, souvent renforcées par des perceptions familiales défavorables à la scolarisation des filles, se conjuguent à d’autres formes de discriminations liées à l’origine, au statut social ou à l’appartenance ethnique. Pour répondre à ces défis, COSAWOH a lancé une vaste campagne de prévention des Violences Basées sur le Genre et de promotion de l’égalité dans trois écoles de Mumosho et Mudusa, touchant au total 1 599 élèves — 872 garçons et 827 filles — ainsi que 38 enseignants et les directions scolaires concernées.

Promouvoir la masculinité positive et déconstruire les stéréotypes sexistes dès l’école
Au cœur de cette initiative, COSAWOH met un accent particulier sur la masculinité positive, essentielle pour réduire les comportements discriminatoires et construire des relations égalitaires entre filles et garçons. En sensibilisant les élèves aux droits des filles, à la non-violence, au respect mutuel et à la responsabilité sociale, l’organisation cherche à briser les normes sexistes qui perpétuent l’exclusion scolaire et les abus. À travers des échanges interactifs, des discussions éducatives et des activités participatives, les intervenants encouragent les garçons à adopter des comportements responsables et non violents, tout en renforçant l’autonomie et la confiance des filles. Cette approche favorise un changement durable des mentalités au sein des écoles et prépare une génération plus sensible à l’égalité des sexes.

Bâtir des écoles inclusives et résilientes : un investissement pour l’avenir des communautés
Les résultats obtenus montrent qu’une mobilisation équilibrée des filles et des garçons est possible lorsque les actions sont adaptées au vécu des élèves et impliquent l’ensemble du corps enseignant. En renforçant les capacités des enseignants et en créant des espaces scolaires sûrs et respectueux, cette campagne contribue à prévenir les VBG et à instaurer une culture de paix et d’équité. COSAWOH souligne que ces initiatives doivent être multipliées pour toucher davantage d’écoles et de communautés rurales. Investir dans ce type d’action, c’est préparer une éducation inclusive, prévenir durablement les violences et former des générations capables de bâtir des sociétés plus justes et solidaires. Avec un soutien renforcé, ces efforts pourront être étendus afin que chaque enfant — fille ou garçon — puisse apprendre dans un environnement protecteur, équitable et propice à son épanouissement.
La Rédaction