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Un discours décevant des grandes puissances pollueuses
La clôture du Sommet des leaders mondiaux sur le climat, ce vendredi 7 novembre 2025, a laissé un goût amer à plusieurs délégations et défenseurs du climat. Alors que le monde attendait des engagements fermes et chiffrés pour maintenir le cap des 1,5 °C, les grandes puissances pollueuses ont opté pour des déclarations vagues et peu contraignantes. Le seul signal positif reste l’annonce de 2,5 milliards de dollars destinés à la préservation du bassin du Congo, un pas encore insuffisant face à l’ampleur des enjeux.

Les négociations du 10 novembre sous pression
Les véritables négociations, qui débutent ce 10 novembre à la COP30, s’annoncent tendues et cruciales. Elles devront rattraper l’inaction politique observée lors du sommet des chefs d’État. Les pays du Sud, fortement impactés par la crise climatique, attendent des décisions ambitieuses sur les financements climatiques, les pertes et dommages, et la fin des projets fossiles. Le climat de méfiance persiste, notamment autour des mécanismes de suivi des engagements déjà pris.

Des issues encore possibles, mais sous condition
Pour espérer des résultats positifs, il faudra que les délégations les plus influentes jouent la carte de la responsabilité, sous la pression croissante des scientifiques, des citoyens et des pays vulnérables. Une issue constructive reste possible si les négociations débouchent sur un calendrier contraignant de réduction des émissions, un fonds climatique plus accessible et une protection renforcée des puits de carbone comme le bassin du Congo. La balle est désormais dans le camp des négociateurs.
La Rédaction