Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Un partenariat stratégique vient d’être signé entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et l’ONG African Parks, marquant le début d’une cogestion ambitieuse du parc national de Kundelungu, situé dans le Haut-Katanga. Ce joyau écologique de la République Démocratique du Congo, longtemps négligé, bénéficie désormais d’un plan de redynamisation à long terme axé sur la restauration des écosystèmes, la protection de la faune et la promotion d’un tourisme durable. Le parc, célèbre pour les spectaculaires chutes de Lofoi et ses vastes forêts de Miombo, abrite une biodiversité précieuse, dont plusieurs espèces endémiques menacées. Cette initiative entend non seulement préserver ce patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi le transformer en moteur de développement local et de fierté nationale.

Implication communautaire et infrastructures pour un développement durable
L’accord de cogestion place les communautés locales au cœur du projet, avec une approche inclusive visant à créer des opportunités économiques durables. Des programmes d’éducation environnementale, de formation professionnelle, et de micro-projets seront mis en œuvre pour favoriser une cohabitation harmonieuse entre les populations riveraines et la faune. Le renforcement des infrastructures routes d’accès, postes de surveillance, équipements pour les écogardes permettra de sécuriser le site, de lutter contre le braconnage et d’attirer un tourisme écoresponsable. Le modèle proposé s’inspire des succès enregistrés dans d’autres parcs cogérés par African Parks, notamment à Garamba depuis 2005, et ambitionne de faire de Kundelungu une référence régionale en matière de conservation.

Un symbole fort de l’engagement environnemental en RDC
En plaçant le parc de Kundelungu sous une gestion conjointe, l’ICCN et African Parks envoient un signal fort sur la volonté de la RDC de préserver son immense capital naturel face aux défis climatiques et environnementaux. Ce projet renforce le réseau national des aires protégées et confirme l’importance de la coopération internationale dans la sauvegarde des zones à haute valeur écologique. Plus qu’un simple accord de gestion, il s’agit d’un nouveau souffle pour l’environnement congolais, qui pourrait inspirer d’autres initiatives à travers le pays. La préservation du patrimoine naturel devient ainsi un levier concret de développement, de paix sociale et de rayonnement international pour la République Démocratique du Congo.
La Rédaction