Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
La conférence des Nations unies sur le tourisme et le transport aérien se tient du 22 au 25 juillet à Luanda en Angola et réunira les experts du domaine, les politiques et les professionnels, une opportunité pour les pays africains de saisir les idées novatrices pour développer leurs secteurs respectifs.
La République démocratique du Congo prendra part à ces assises, quand on sait que le pays possède un potentiel touristique extraordinaire. Mais son développement est en panne. Le pays abrite les sites comme, les parcs de Virunga et de Kahuzi-Biega et ses célèbres gorilles de plaine et de montagne, le parc de Maiko avec ses okapis, les chutes Wagenia et Lofoi, le Mumbunda, (cheminée de la Gecamines), la montagne de terril, et tant d’autres. Sans parler de la mosaïque de ses cultures et traditions.

La délégation congolaise pourra rentrer de ce forum avec un bagage capable d’accélérer l’essor de son secteur touristique. Car son patrimoine n’a rien à envier aux destinations phares du continent comme le Kenya, la Tanzanie, l’Égypte ou le Maroc. Malgré l’existence d’un ministère dédié au tourisme et des institutions supérieures du tourisme qui forment les cadres en la matière, comme le cas de l’ISTOU/Goma en province du Nord-Kivu, le secteur peine à se développer. Le contraste est frappant à comparer avec les revenus des pays voisins qui tirent des gains importants du tourisme, notamment le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie.
Plusieurs obstacles freinent l’essor du tourisme en RDC. C’est entre autres le mauvais état de son secteur de transport. Le réseau routier congolais ne facilite pas la circulation des personnes et des biens, voyager par avion est un luxe, réservé à une certaine catégorie. Il y aussi manque d’infrastructures nécessaires capables d’accroître ce secteur, le service hôtelier dans les zones à fréquenter est presque inexistant, notons aussi l’insuffisance du transport aérien de qualité. Cela limite l’attractivité du pays pour les touristes étrangers.

Par exemple, au niveau national, combien de Congolais de l’Ouest ont déjà visité les volcans dans l’Est, et ceux de l’Est, le barrage d’Inga, le pont Maréchal… ? Les Congolais ne circulent pas dans leur propre pays. Pourtant, ils sont nombreux qui partent en tourisme a l’étranger, un grand manque à gagner pour l’économie du pays.
Le développement du tourisme en RDC pourrait pourtant générer des retombées financières importantes. La création d’emplois, la stimulation de l’artisanat local et la diversification des sources de revenus pour l’État, ne sont que quelques exemples des avantages potentiels du tourisme. Malheureusement, en RDC, on ne mise apparemment que sur les mines, un grand dommage.
Redresser le secteur du tourisme en RDC est une nécessité pour le développement économique et social du pays. En investissant dans ce secteur, le gouvernement congolais peut créer d’énormes opportunités pour la population et améliorer le bien-être de tous.
La position géographique de la RDC, en tant que carrefour de l’Afrique centrale, offre un potentiel touristique considérable. Cependant, ce potentiel reste sous-exploité en raison de divers défis, notamment l’insécurité et le manque d’infrastructures.
La RDC est dotée d’une richesse naturelle exceptionnelle, comprenant des parcs nationaux, une faune et flore diversifiées, des montagnes, des lacs, et des chutes d’eau, ainsi que des sites culturels et historiques. Il serait nécessaire de faire son marketing et sa promotion afin de mieux faire connaître ses atouts touristiques aux voyageurs internationaux.
Pour réaliser pleinement son potentiel touristique, la RDC doit investir dans la sécurité, améliorer les infrastructures, renforcer la formation des professionnels du tourisme et mettre en œuvre une stratégie de marketing efficace pour attirer les visiteurs. L’exemple de l’Éthiopie, qui a su tirer parti de sa position géographique pour développer son industrie aéronautique et attirer un grand nombre de touristes, peut servir de modèle pour la RDC.
La Rédaction