Lors de la campagne de sensibilisation dans l’aire de santé de kavumu, Cirhodo 2, l’équipe de REMED a rencontré une femme âgée de 42 ans et mère de 10 enfants qui a donné son témoignage d’avoir attrapé la M-Pox car au départ elle était peut consciente de la gravité et des risques liés à la M-Pox. Écoutons ces témoignages de Mme Riziki Mwashura.
J’aidais ma voisine à garder et à laver son bébé qui avait tous les signes de la M-Pox. Dès que j’ai vu les premiers signes apparaître sur mon corps, c’était là que j’ai vite compris que c’était dangereux que je l’imaginais. Je me suis d’abord isolée et j’ai dit à mon mari que je ne veux pas contaminer la famille, je me suis précipitée au CTM kavumu à karanda, j’avais un peu peur, affirme Mme Riziki Mwashura
Elle était surprise de la façon dont elle était accueillie, de la prise en charge médicale et de l’alimentation gratuite et régulière.

Mme Riziki Mwashura témoigne d’avoir vu des enfants comme des adultes avec des signes effrayants mais elle avait l’assurance grâce aux efforts mobilisés par les personnels soignants.
Pour Mme Riziki Mwashura, l’important est de recouvrer sa santé, malgré les conditions un peu difficiles qu’elle traverse.
Elle affirme avoir bénéficié d’une attention particulière en deux reprises et elle a fait gratuitement la radiographie pour se rassurer de l’évolution de la santé du bébé dans le ventre.
Pour elle, les premiers signes de la M-Pox sont apparus le 30 août 2024 et elle a été déchargée le 08 septembre 2024.
De son retour à la maison, elle a commencé à sensibiliser les voisins, les proches et les connaissances sur la gravité et les risques liés à la M-Pox.
Actuellement son impression est que les gens comprennent mieux les conséquences que les conseils comme c’est fut son cas, une attitude qui aggrave la situation et qui maintient l’épidémie dans la communauté. Tant que les gens continuent à se cacher, les efforts fournis dans la lutte contre M-Pox auront moins d’impacts, poursuit Mme Riziki Mwashura
Pour Riziki Mwashura, elle a toujours eu moins d’assurance par les soins dans les structures des tradipraticiens, guérisseurs, croix-rouge (secouristes). C’est peut-être pour les premiers secours mais pas pour les épidémies et les autres maladies graves.
Avec la multiplication de sensibilisation et le renforcement de la surveillance à base communautaire, la communauté finir par sengager; affirme Parfait Muhani SBC, zone de santé Miti-Murhesa qui s’est confié à votre média.