Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
La réserve forestière de Nyamusisi, créée par l’ordonnance n°52/137 du 2 mai 1952, s’étendait sur 16,64 % du territoire insulaire d’Idjwi. Cette forêt, riche en biodiversité, a été gravement dégradée à partir de 1994, suite à l’afflux massif des réfugiés rwandais avec le génocide. L’occupation prolongée de ces populations, combinée à l’exploitation illégale par des acteurs locaux, a entraîné une déforestation massive, la perte d’habitats pour les primates endémiques et une érosion des sols.
Malgré les appels répétés, la communauté internationale n’a pas encore indemnisé les communautés locales pour les pertes écologiques et économiques subies.
Quid!ceux qui en ont la competence doivent en parler car c’est un droit
Face à cette situation, des efforts ont été entrepris pour restaurer et protéger les écosystèmes restants, le Gouverneur de Province Theo Ngwabije avait sortie, l’arrêté n°22/131/GP/SK du 20 mai 2022 a établi la Réserve naturelle d’Idjwi-Nyamusisi, visant à préserver la biodiversité et à promouvoir le développement durable, tout en sachant que cet arrete Provincial n’abroge pas cette ordonnance.
Cet arrêté portant création d’une zone protégée de 100 hectares à Bulolero, destinée à la conservation des primates, Singe Bleus(Cercopithecus mutis), qui sous la Protection de l’Ong PRIMATE EXPERTISE(PEX)En collaboration avec la population locale(autorités Politico-Administratives) ,les ong et initiatives locales ,cas de FOKAD asbl, dans le projet, Construction des monuments et Bustes du Singe Bleu de Bulolero.
Ces initiatives, bien que louables, nécessitent un soutien accru pour être pleinement efficaces.
Il est impératif que la communauté internationale reconnaisse sa responsabilité dans la dégradation de la Reseve de Nyamusisi et prenne des mesures concrètes pour soutenir la restauration écologique et le développement des communautés affectées.
Cela inclut des :
1. Compensations financières, des programmes de reforestation et des initiatives éducatives pour sensibiliser à la conservation.
2. La justice écologique ne peut être atteinte sans une reconnaissance des torts passés et un engagement sincère envers la réparation et la préservation de notre patrimoine naturel. Déclare, Sieur Freddy KAHIMANO, Etnomusicologue, Artiste compositeur, interprete de la musique traditionelle havu et coordonnateur du Ballet Culrurel Bahavu(BCB)
La Rédaction
Reserve de Nyamusisi, forêt sacrifiée : plaidoyer pour la justice écologique et la réparation des communautés d’idjwi. Par le Ballet Culturel Bahavu (BCB)