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RDC/Sud-Kivu : Mauvaise gouvernance et dévalorisation des compétences à Nyamoma : une réflexion critique, tribune de Daniel Murhula, acteur politique indépendant au Sud-Kivu

Voix du Paysan

La gestion des affaires publiques est un exercice qui exige des compétences avérées, une vision claire et un respect des principes de bonne gouvernance. Malheureusement, à Nyamoma, sous la gouvernance que l’on pourrait qualifier de vampiro-zombique de PURUSI, ces critères semblent relégués au second plan, remplacés par des pratiques qui fragilisent davantage l’administration et sapent les efforts de développement.

Deux critères fondamentaux semblent aujourd’hui primer pour être recruté à Nyamoma : une capacité à injurier facilement et un niveau d’instruction extrêmement faible. Ces conditions, loin de refléter une volonté d’améliorer les performances des services publics, témoignent d’une dérive inquiétante où la compétence cède la place à la médiocrité et où les injures deviennent un outil de gestion.

Cette approche, qui privilégie la loyauté à travers des comportements dégradants au détriment de l’intelligence et du mérite, pose de nombreuses interrogations sur l’avenir de cette administration. Comment peut-on espérer développer une société en confiant des responsabilités à des personnes qui manquent de formation adéquate ? Que deviennent les principes d’éthique, de mérite et de responsabilité dans un tel contexte ?

Au-delà du désordre organisationnel que cela engendre, cette pratique est également un message destructeur envoyé à la jeunesse et à toute personne aspirant à contribuer au développement. Elle instaure une culture où l’intelligence et l’effort ne sont pas valorisés, où l’éducation perd sa place, et où la violence verbale est encouragée comme compétence professionnelle.

En tant qu’acteur politique indépendant, je tiens à rappeler que la gouvernance d’une institution, quelle qu’elle soit, doit être fondée sur des valeurs solides. La priorité doit être donnée à des personnes compétentes, formées et engagées pour le bien commun. Permettre à des individus incapables de diriger des services sensibles, simplement parce qu’ils sont adeptes d’injures ou d’autres pratiques répréhensibles, revient à compromettre l’avenir de notre société.

J’invite donc toutes les parties concernées à réfléchir à la responsabilité qu’elles portent dans cette situation. Il est urgent de réorienter la gestion des ressources humaines à Nyamoma en redonnant la priorité à la compétence, à l’éducation et à la méritocratie. Cela commence par une dénonciation collective des dérives actuelles et par une exigence citoyenne de changement.

L’avenir du Sud-Kivu dépend de notre capacité à dire non à la médiocrité et à nous engager pour une gouvernance véritablement inclusive et compétente.

La Rédaction

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