×
Logo en chargement
CHARGEMENT...

RDC/Goma: L’élément de la Garde Républicaine Ngoy Inabanza Félicien condamné à mort

Voix du Paysan

Ngoy Inabanza Félicien, premier sergent de l’Unité de la Garde républicaine (GR), a été jugé et condamné à mort par le tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant en chambre foraine en matière de flagrance. Ce verdict fait suite à un incident tragique au port public de Goma, où Félicien a tiré à plusieurs reprises, tuant deux civils.

L’incident s’est produit dans un contexte de tension et d’insécurité croissante dans la ville de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo. Selon les témoignages, Ngoy Inabanza, visiblement en état d’ivresse, a ouvert le feu de manière indiscriminée, touchant un motard taxi ainsi que son client. Cet acte irresponsable a suscité l’indignation au sein de la population, déjà éprouvée par des violences récurrentes.

Le tribunal militaire a rapidement réagi à cet acte de violence, soulignant le besoin urgent de responsabilité au sein des forces de sécurité. La condamnation à mort de Félicien est une réponse sévère à un comportement qui met en péril la sécurité publique et la confiance des citoyens envers les institutions militaires. Le jugement a été prononcé dans un climat de détermination à lutter contre les abus de pouvoir et les bavures militaires.

La ville de Goma, située près de la frontière avec le Rwanda et proche des lignes de front, est souvent le théâtre d’incidents violents, exacerbés par la présence de divers groupes armés et un climat d’impunité. Les forces de sécurité, censées protéger la population, sont parfois accusées d’abus, ce qui complique davantage la situation. La bavure de Ngoy Inabanza est symptomatique d’un problème plus large, où certains éléments de l’armée et de la police sont impliqués dans des actes de violence contre des civils.

La condamnation de Ngoy Inabanza pourrait avoir des répercussions importantes sur la perception de l’armée et de la police par la population. Elle envoie un message clair quant à la nécessité de rendre des comptes pour les actes de violence commis par des agents de l’État. Les autorités doivent maintenant travailler à restaurer la confiance des citoyens et à garantir que de tels incidents ne se reproduisent pas.

Le cas de Ngoy Inabanza Félicien illustre les défis auxquels fait face la République Démocratique du Congo en matière de sécurité et de justice. Alors que la condamnation à mort est une réponse à sa conduite criminelle, elle souligne également la nécessité d’une réforme plus large au sein des forces de sécurité pour prévenir les abus et protéger les droits des citoyens. La population de Goma attend des actions concrètes pour assurer leur sécurité et mettre fin à l’impunité.

JOVIAL ELIEZER

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×