Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
D’un territoire insulaire et paisible et qui n’avait jamais connu une guerre depuis l’époque coloniale, Le territoire Idjwi se situe sur le lac Kivu le long de la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) dans la plus haute partie occidentale de la Vallée du Rift. L’île étroite s’étend sur 40 kilomètres au centre du lac Kivu et sa superficie est d’environ 286 kilomètres carrés. La température moyenne est approximativement de 18° C et les précipitations annuelles atteignent environ 140 cm.
Son climat lui assure une longue période de croissance pour différentes cultures, mais l’augmentation de la population et la déforestation font que la superficie cultivable par habitant diminue rapidement
Après la défaite de l’armée Rwandaise sous les « Abatabazi » de SINDIKUBYABO, les ex FAR et les milices sont en débandade, tandis que la population civile crie : sauve qui peut !
Les réfugiés hutu rwandais estimés plus au moins un million s’installèrent par ici par-là sur les frontières zaïroises, la cote Est d’Idjwi reçoit une invasion massive des refugiés du nord au sud.
Ils sont très nombreux à camper partout comme par exemple NKUVU, BOZA, BWINA, BUHAGWA, et la plantation du mwami NTAMBUKA… quelques-uns s’installèrent dans des familles amies. Le HCR organise leur subsistance comme ce fut le cas pour la femme de lot(Bible), les rwandais une fois au refuge se sont souvenus de leurs biens abandonnés, d’autres voulaient avoir des butins par le pillage ; c’est ce qui explique leurs traversées nocturnes, souvent ils tuaient, certains malheureux rescapés et innocents.
Qui oubliera l’an 1996 à Idjwi ? Une année où les enfants des écoles de la place se sont décidés pour aller combattre au côté des militaires des AFDL, les élèves passaient à travers les fenêtres et les portes alors que les enseignants donnaient cours.
Plusieurs familles s’en souviennent et ne cessent de penser à leurs enfants qui sont noyés dans les bateaux qui transportaient les jeunes recrues. Moi-même aujourd’hui, j’ai trente ans mais depuis ce temps je n’ai jamais revu mon grand frère, il est vivant au moins mais je ne sais pas qu’est- il devenu déclare un frère d’un ancien KADOGO ; alors que pendant la sensibilisation le chargé de recrutement Monsieur MASASU LINDAGA passait et disait « donnez-nous vos enfants, envoyez vos enfants, après avoir libéré ce pays de la dictature, ils vont étudier et devenir des officiers gradés pour ceux-là qui voudront rester et ceux-là qui veulent vont retourner à l’école ».
Indemniser les familles ?
Partis pour une cause salutaire, toutes ses familles mériteraient une indemnité en termes de reconnaissance du patriotisme de leurs enfants. Un monument en mémoire devrait être érigé en faveur de tous ses héros qui ont marché depuis le territoire d’Idjwi, jusqu’à Kinshasa pour libérer la pats de la dictature de MOBUTU. Pour les vivants encore et qui n’ont jamais vu leurs familles, permettre qu’ils rentrent respectivement dans son village et présenter sa progénitures après toutes ses années.
La Rédaction