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Quand les promesses internationales trahissent les peuples autochtones : le cri de colère des Pygmées face aux mensonges institutionnalisés

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Depuis plusieurs décennies, les peuples autochtones pygmées de RDC subissent une double injustice : l’effacement de leur existence dans les politiques de développement, et l’instrumentalisation de leur image pour justifier des financements étrangers. Alors que les rapports abondent sur des millions de dollars injectés pour la protection des droits ou la gestion durable des forêts, les communautés pygmées, elles, vivent dans l’oubli, la pauvreté et l’exclusion. Les véritables bénéficiaires sont souvent des institutions éloignées de la réalité du terrain, où les priorités locales sont ignorées au profit de projets conçus sans la participation des concernés.

Des ONGs complices d’un système de dépossession silencieuse

Le silence est encore plus pesant lorsque certaines ONGs nationales deviennent des relais de ce système. En acceptant des fonds, en participant à des cérémonies, en rédigeant des bilans positifs sans retour concret pour les communautés, elles trahissent la cause qu’elles prétendent défendre. Pendant que la forêt disparaît et que les jeunes pygmées manquent d’accès à l’éducation ou aux soins, ces structures valident des politiques vidées de toute justice. Ce système d’aide devient alors un miroir déformant, où l’impact réel s’efface derrière des statistiques flatteuses.

Une exigence de justice, de respect et de partenariats vrais

À travers le témoignage de John Benani Nkumu Luanda, défenseur pygmée et voix des opprimés, une vérité essentielle émerge : les peuples autochtones ne demandent pas la charité, mais la dignité. Ils souhaitent être acteurs de leur propre développement, reconnus pour leur rôle central dans la préservation des forêts et intégrés dans les décisions qui les concernent. Il est temps que les bailleurs, ONGs et gouvernements revoient leur approche : non plus parler au nom des communautés, mais avec elles, dans la transparence, le respect mutuel et la co-construction.

La Rédaction

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