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Les papillons et leurs formes larvaires, les chenilles, sont apparus sur Terre il y a environ 200 millions d’années, à l’ère jurassique. Depuis, ils ont traversé les grandes transformations écologiques, devenant des indicateurs sensibles de l’équilibre naturel. Emmanuel Ndimwiza, sociologue et militant écologiste, revient sur cette longue évolution pour mettre en lumière leur présence dans les milieux insulaires, notamment sur l’île d’Idjwi. Introduits naturellement ou avec les flux agricoles et forestiers, ils font partie intégrante de la biodiversité locale, avec une riche variété adaptée aux microclimats de l’île.
Face au changement climatique, ces insectes jouent un rôle crucial dans les écosystèmes. Emmanuel Ndimwiza explique que sur Idjwi, les chenilles contribuent à la régénération des sols agricoles tandis que les papillons participent à la pollinisation de nombreuses cultures vivrières. Leur comportement migratoire ou leur disparition progressive sert d’alerte sur les perturbations climatiques. Ils influencent la santé des forêts, la productivité agricole et la résilience des paysages naturels de l’île.
Pour Emmanuel Ndimwiza, protéger les habitats de ces espèces sur Idjwi et ailleurs, c’est préserver des alliés essentiels dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Leur parcours millénaire, leur adaptation locale et leur rôle écologique démontrent qu’ils ne sont pas de simples symboles de beauté, mais des acteurs réels de l’équilibre climatique et de la survie communautaire.
La Rédaction
Papillons et chenilles : sentinelles du climat – Emmanuel Ndimwiza explore leur résilience depuis leur apparition jusqu’à Idjwi au XXIe siècle