L’Action pour le Développement Intégral et Durable (ADID) et l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR), deux organisations de défense et de promotion des droits humains de la Société Civile, dénoncent un nouvel incident de pollution environnementale majeure.

Analysant le communiqué de Presse conjoint N°007/ IPDHOR/ADID/OCT/ 2024 envoyé à notre rédaction ce 3/010/2024, avons décelé les faits suivants :
Le mardi 01/10/ 2024, vers 17h00, suite à une pluie dans la commune Urbano-Rurale de Fungurume, l’entreprise Tenke Fungurume Mining (TFM) aurait profité de l’occasion pour déverser des eaux toxiques dans la rivière Kamakanda, affluent de la rivière DIPETA.
Ces organisations ont constaté ce qui suit:
1. Une alerte a été lancée le 2 octobre 2024 à 10h00 par la communauté riveraine de la DIPETA.
2. Des pertes importantes d’écosystèmes aquatiques ont été signalées, notamment des poissons, des crabes et des espèces végétales.
3. Lors de la descente sur le terrain de ces organisations, le constat est que la présence de tuyaux installés par TFM, déversent des eaux dans la rivière Kamakanda.
4. Ces eaux contaminées se déversent ensuite dans la rivière DIPETA.
Ces organisations ont soulevé les préoccupations suivantes:
1. L’urgence de préserver les vies humaines et l’environnement.
2. L’inaction et l’indifférence apparentes du Gouvernement face aux cas répétés de pollution par TFM.
3. L’absence de sanctions et de publication des résultats d’analyses des échantillons prélevés lors des incidents précédents.

Eu égard ce qui précède, ces organisations demandent :
À Son Excellence Madame la Ministre nationale de l’Environnement et développement durable :
1. De dligenter une enquête indépendante pour déterminer l’origine des substances toxiques et leurs conséquences désastreuses sur la santé humaine et l’environnement ;
2. Sanctionner les responsables de ces déversements des eaux polluées dans la rivière ;
3. Assurer et auditer les Études d’Impact Environnemental et Social (EIES) de TFM.
Au Gouvernement Provincial :
1. Prélever et analyser des échantillons des eaux contaminées.
2. Renforcer les mécanismes de contrôle au sein de l’entreprise TFM.
Au Bourgmestre Urbano-Rural de Fungurume :
1. Sensibiliser la population à ne pas utiliser les eaux de la DIPETA ni consommer les poissons morts.
Aux communautés locales de Fungurume
1. Abstenir à consommer et commercialiser les poissons ramassés dans la rivière DIPETA de la communauté locale
Ces organisations appellent à une action urgente et décisive pour protéger l’environnement et la santé des communautés déjà exposées aux multiples pollutions.
Emmanuel Ndimwiza