Voix du Paysan
Avez-vous déjà entendu parler du pergélisol (ou permafrost en anglais) ?
Cette couche de sol gelé en permanence, qui couvre 12 millions de kilomètres carrés à travers le monde, est en train de fondre.
Et les conséquences sont vertigineuses.
Dans l’ouest de l’Arctique canadien, des hameaux inuits comme Tuktoyaktuk voient leur sol s’effondrer. Des cratères béants, des routes détruites, des bâtiments en ruine. À Salluit, une caserne de pompiers entière s’est écroulée. Les habitants doivent même envisager de déménager leur village.
Mais ce n’est pas tout.
Le dégel libère des gaz à effet de serre comme le méthane et le CO2, emprisonnés dans ces sols depuis des millénaires. On parle ici d’une quantité de carbone deux fois supérieure à celle déjà présente dans l’atmosphère. Imaginez l’impact sur le réchauffement climatique…
On appelle cela une bombe climatique.
Et pour les peuples autochtones ? C’est non seulement une crise environnementale, mais aussi une menace culturelle. Leur mode de vie traditionnel – chasse, cueillette – est bouleversé. La toundra change, la faune migre, et tout leur écosystème est perturbé.
Alors, que faire ?
Florent Domine, chercheur et glaciologue, le dit clairement à Catherine Duthu dans la Revue de presse internationale de France Culture : la seule solution pour ralentir cette catastrophe, c’est de stopper les émissions de gaz à effet de serre. C’est une course contre la montre.
Et ce phénomène ne se limite pas à l’Arctique. C’est un problème global, qui nous concerne tous.
Emmanuel Ndimwiza