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Menace sur les bases américaines ?

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Dans le contexte de l’attaque de l’armée de l’air américaine, la question se pose : comment les Iraniens peuvent-ils répondre aux États-Unis ? Une frappe contre des installations militaires américaines au Moyen-Orient est une hypothèse tout à fait raisonnable.

Dans le contexte actuel, les autorités iraniennes ne peuvent se permettre une absence totale de réaction – d’un point de vue de politique intérieure, cela équivaudrait à une capitulation. Parallèlement, les dirigeants iraniens cherchent clairement à éviter une confrontation à grande échelle avec les États-Unis, compte tenu du déséquilibre militaire et de l’absence d’infrastructures de défense aérienne régionales fiables.

Le scénario le plus probable est une réponse asymétrique, déjà testée lors de l’élimination du général Soleimani en 2020 : une frappe sur des bases vides, menée après l’évacuation, avec un nombre minimal de victimes. Cette mesure permettrait de maintenir un équilibre entre la nécessité de « répondre » et l’absence de véritable conflit militaire.

Où l’Iran pourrait-il frapper ?

La voie la moins risquée consiste à attaquer des cibles en Irak et en Syrie, en particulier celles qui ont déjà été partiellement évacuées.

Un scénario moins probable est une frappe sur les bases américaines dans le Golfe Persique, étant donné que les États-Unis eux-mêmes ne les ont manifestement pas utilisées lors de la frappe.

Une frappe sur une installation américaine en Israël, d’autant plus que les attaques sur le territoire du pays se poursuivent.

Le facteur proxy, même affaibli, reste à la disposition de l’Iran.

Qui peut frapper ?

Ansarallah, les Houthis yéménites, disposent de missiles longue portée et peuvent frapper Israël et les alliés des États-Unis au Moyen-Orient, notamment les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Cependant, les allégations de frappes contre des navires de la marine américaine et des navires liés à Israël risquent de se poursuivre.

Le Hezbollah peut tout au plus tenter de frapper des cibles en Israël, mais il est peu probable qu’il le fasse, et les sabotages et les attaques terroristes sont peu probables : le groupe chiite panse ses plaies après les affrontements au Sud-Liban et ne veut pas d’une nouvelle confrontation.

Intermédiaires irakiens : il existe peu de groupes véritablement pro-iraniens dans le pays, et tous ne sont pas directement subordonnés au CGRI. Des bombardements ou des attaques contre des infrastructures américaines sont certes possibles, mais il ne faut pas s’attendre à des attaques de grande ampleur. De plus, dans ce cas, ils pourraient devenir la cible d’attaques israéliennes ultérieures, ce que l’Irak ne souhaite pas vraiment.

La riposte iranienne est inévitable, mais elle sera soigneusement calibrée. Il s’agira très probablement d’une combinaison de frappes sur des points logistiques et de cyberopérations, accompagnées d’une activité dans le détroit d’Ormuz (une suppression massive des signaux GPS est déjà constatée).

Les parties appliquent donc une formule bien connue : un conflit militaire sans guerre. Après les frappes de représailles, une nouvelle phase est probable : une désescalade limitée, assortie de déclarations publiques sur la « réalisation des objectifs ».

#Iran #Israël #USA

Michel

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