Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Six mois après son installation officielle à la tête de la chefferie de Batangi, dans le nord du territoire de Lubero, le mwami Ndayake Mikundi Kanyere a livré à Goma un bilan qu’il qualifie lui-même de résolument tourné vers l’action et les résultats, soulignant l’appui constant des populations locales qui, selon lui, ont été au cœur de chaque avancée enregistrée depuis sa prise de fonctions, dans un contexte marqué par de nombreux défis structurels et sociaux, tout en mettant en avant des réalisations concrètes telles que la modernisation progressive des voiries longtemps enclavées, la résolution de conflits communautaires persistants et la relance de la pisciculture, considérée comme un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et l’économie locale.

Médiation, développement local et gouvernance de proximité
Au-delà des infrastructures et des initiatives économiques, le mwami Ndayake Mikundi Kanyere s’est illustré par un style de gouvernance axé sur l’écoute, la concertation et la recherche de solutions durables, affirmant sa volonté de travailler pour une cause noble en s’attaquant aux multiples problèmes qui affectent le quotidien des habitants de Batangi, une approche qui a permis d’apaiser plusieurs tensions locales dans une région souvent secouée par des conflits internes, tout en renforçant la confiance entre l’autorité coutumière et la population, qu’il appelle à rester mobilisée autour d’un projet commun de cohésion et de progrès.

Sécurité fragile et rôle clé de l’autorité coutumière dans la résilience locale
Malgré ce bilan encourageant, la chefferie de Batangi, à l’image de l’ensemble du territoire de Lubero, demeure confrontée à une insécurité persistante marquée par des attaques récurrentes de groupes armés, une réalité qui limite l’impact des efforts de développement et maintient les communautés dans la peur, faisant du rôle du mwami non seulement un acteur de gouvernance locale mais aussi un pilier de médiation et de résilience, dont les initiatives apparaissent comme une tentative essentielle de stabilisation et de reconstruction sociale dans une région où l’autorité coutumière reste un maillon indispensable entre l’État, les forces de sécurité et les populations civiles.
La Rédaction