Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Dans les régions concernées, les communautés se sont rassemblées dans un élan d’unité sans précédent pour dénoncer les pratiques destructrices liées au projet d’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP). Agriculteurs, peuples autochtones, groupes de jeunes et leaders locaux élèvent la voix contre ce qu’ils qualifient de violations systématiques des droits fonciers, de dégradation de l’environnement et d’injustices sociales provoquées par les activités du projet. Au cœur de leur mobilisation figure l’exigence d’un arrêt immédiat des opérations dites de « tests non destructifs », que les communautés estiment, dans la réalité, avoir causé de graves dommages aux terres agricoles, aux sources d’eau et aux écosystèmes. Pour de nombreuses familles, la terre n’est pas seulement un moyen de subsistance, mais aussi le fondement de leur identité culturelle, ce qui fait de ces destructions une menace directe pour leur survie et leur dignité.

Des tests dits non destructifs qui laissent des séquelles durables sur les terres et les moyens de subsistance
Les membres des communautés rapportent que les tests non destructifs menés dans le cadre du projet EACOP ont entraîné une dégradation des sols, des pertes de récoltes et une restriction de l’accès aux terres ancestrales. Ce qui avait été présenté comme des travaux préliminaires sans danger a, selon les témoignages locaux, perturbé les activités agricoles et compromis la sécurité alimentaire. Les familles qui dépendent de l’agriculture et de l’élevage se retrouvent aujourd’hui dans l’incertitude, les terres endommagées n’étant plus en mesure de subvenir à leurs besoins quotidiens. Les organisations de la société civile qui soutiennent les communautés estiment que ces impacts n’ont ni été correctement expliqués, ni équitablement compensés, ce qui renforce la méfiance à l’égard des responsables du projet. Face à cette situation, les appels à la transparence, à des évaluations indépendantes et à la suspension de toutes les opérations se font de plus en plus pressants, jusqu’à ce que les véritables coûts environnementaux et sociaux soient pleinement pris en compte.

Notre terre, nos droits, notre avenir : un appel à la justice et à la redevabilité
Au-delà des dommages environnementaux immédiats, la contestation contre l’EACOP s’inscrit dans une lutte plus large pour les droits humains, la justice et l’autodétermination des communautés. Celles-ci exigent que des comptes soient rendus pour les destructions déjà causées, notamment à travers une indemnisation adéquate et la restauration des terres dégradées. Elles affirment que les projets de développement ne peuvent être imposés au détriment des droits des populations et de leur bien-être à long terme. Le slogan Notre terre, nos droits, notre avenir ne sont pas négociables est devenu un cri de ralliement, traduisant la détermination des communautés à protéger leur patrimoine pour les générations futures. En se tenant unies, elles adressent un message clair aux gouvernements, aux investisseurs et aux partenaires internationaux : tout projet de développement doit impérativement respecter les droits humains, protéger l’environnement et placer les communautés au cœur des processus de décision.

La Rédaction