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La ville de Goma, en pleine expansion démographique et économique, fait face à une pression foncière croissante. Cette urbanisation accélérée, souvent non planifiée, s’accompagne d’une gestion désordonnée des terres marquée par l’occupation anarchique, la spéculation foncière, l’absence de cadastre fiable et la faiblesse des institutions de contrôle. Résultat : la ville grignote dangereusement les zones naturelles, les marécages et les pentes volcaniques, exacerbant les risques environnementaux et sociaux.
Déforestation, érosion et insécurité foncière : les conséquences visibles
La mauvaise gestion des terres à Goma entraîne une déforestation rapide, une perte de biodiversité et une forte érosion des sols, notamment dans les quartiers en périphérie. Les constructions illégales sur des zones à risque, souvent sans respect des normes environnementales, multiplient les cas de glissements de terrain et d’inondations. De plus, l’insécurité foncière alimente les conflits entre communautés, promoteurs immobiliers et autorités, fragilisant davantage la stabilité urbaine.
Pour une gouvernance foncière durable et inclusive
Face à cette situation critique, une réforme en profondeur de la gouvernance foncière s’impose. Cela passe par la mise en place d’un plan d’aménagement urbain rigoureux, la digitalisation du cadastre, la protection des espaces verts, ainsi que la sensibilisation des citoyens à l’importance d’une urbanisation durable. Associer la société civile et les communautés locales aux décisions liées à l’usage des terres est essentiel pour construire une Goma résiliente, inclusive et respectueuse de son environnement.
La Rédaction