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Une célébration dynamique pour une communauté longtemps marginalisée.
À Goma, la Journée internationale des personnes vivant avec handicap s’est déroulée dans une ambiance vibrante, festive et porteuse d’espoir. Loin d’une simple commémoration symbolique, cette journée a permis à une communauté souvent reléguée au second plan d’exprimer ses préoccupations profondes. Les participants ont mis en avant leur désir d’intégrer pleinement la société et de servir leur pays comme tout citoyen à part entière. À travers danses, discussions et échanges, cette célébration a rappelé que le handicap ne doit jamais être synonyme d’infériorité ni de vulnérabilité.

Les conséquences de la guerre et la nécessité d’une protection légale renforcée
Les témoignages recueillis ont mis en lumière un constat alarmant : les conflits armés dans l’est de la RDC aggravent considérablement la situation des personnes vivant avec handicap. Beaucoup d’entre elles sont devenues des victimes directes de la guerre, rejoignant un nombre déjà croissant de citoyens à mobilité réduite. « La guerre n’est pas bonne », rappelle avec douleur l’un des survivants. Face à ces réalités, la loi organique n°22/003 du 03 mai 2022 portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap constitue un cadre législatif essentiel, au centre des échanges de cette journée. Elle offre une base solide pour leur protection, leur accompagnement et leur reconnaissance en tant qu’acteurs à part entière de la vie nationale.

Une participation active pour identifier les défis et proposer des solutions
Les discussions en forum ont permis de revisiter les multiples défis auxquels cette communauté est confrontée : stigmatisation persistante, accès limité aux infrastructures, manque d’opportunités économiques, et effets dévastateurs du conflit armé. Cependant, cette journée n’a pas été qu’un espace de dénonciation ; elle a servi de plateforme constructive. Plusieurs pistes de solutions ont été identifiées, notamment le renforcement de la sensibilisation, la mise en œuvre stricte de la loi existante, et la multiplication des cadres de dialogue afin de faire entendre leurs voix. Une conclusion s’est imposée : le handicap ne doit plus être perçu comme une faiblesse mais comme une diversité humaine qui enrichit la société.

Un appel mondial à l’inclusion, soutenu par les chiffres alarmants de l’ONU
Selon les statistiques récentes de l’ONU, près de 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent aujourd’hui avec un handicap significatif, soit environ une personne sur six. Ce chiffre colossal rappelle l’urgence d’intégrer pleinement ces citoyens dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. La célébration de Goma s’inscrit ainsi dans un mouvement mondial visant à promouvoir l’inclusion, l’égalité des chances et le respect de la dignité humaine. En ce 3 décembre, Journée internationale des personnes handicapées, le message est clair : aucune société ne peut prétendre au progrès si elle laisse une partie de sa population sur le bord du chemin.
La Rédaction