Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Dans les villages ruraux de Kabare, Emmanuel Ndimwiza souligne le rôle crucial joué par l’élevage durable de petit bétail, notamment de chèvres, de lapins et de porcs, comme pratique ancestrale adaptée aux réalités des foyers modestes. Ce mode d’élevage, en plus de sa faible empreinte environnementale, valorise les excréments animaux comme fertilisant naturel, contribuant à une agriculture sans produits chimiques. À travers ce système, les femmes rurales construisent une économie circulaire locale tout en limitant la pression sur les forêts menacées par la production de charbon.
Emmanuel Ndimwiza insiste sur l’impact économique et social de cette activité pour les femmes de Kabare. En vendant leur petit bétail, elles génèrent un revenu complémentaire essentiel pour leur foyer. Cet élevage devient alors une alternative au déboisement, renforçant l’autonomie financière tout en protégeant l’environnement. Cette dynamique contribue à ralentir l’exode rural, redonne de la valeur aux pratiques paysannes et tisse un lien entre culture, écologie et résilience communautaire.
Cependant, Emmanuel Ndimwiza alerte sur les menaces climatiques qui fragilisent aujourd’hui cette activité. La raréfaction des pâturages, due aux aléas météorologiques, complique l’élevage et pousse les communautés à adapter même leurs traditions les plus enracinées. Il plaide ainsi pour des politiques rurales climato-résilientes, soutenant l’innovation locale, l’accès aux ressources naturelles et l’accompagnement technique, afin que ces pratiques durables perdurent dans un contexte d’instabilité climatique croissante.
La Rédaction