Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Une conversation engagée pour redonner place à l’Afrique dans les négociations climatiques
Ce samedi 22 novembre 2025, Afrikki a organisé une conversation virtuelle d’envergure autour de la COP30 à Belém (Brésil), rassemblant des jeunes activistes, des intellectuels et des citoyens engagés d’Afrique et d’ailleurs. L’événement, fixé à 12h de Kinshasa (11h GMT), a offert un espace d’échanges ouverts sur les défis environnementaux du continent, sa faible part de responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre et sa marginalisation persistante dans les négociations climatiques internationales. Les débats ont particulièrement porté sur la question centrale : l’Afrique peut-elle, et doit-elle, exploiter ses ressources naturelles pour répondre aux besoins urgents de ses populations tout en respectant les impératifs écologiques ?
Des voix africaines pour une souveraineté écologique et responsable
Emmanuel Ndimwiza, rédacteur en chef du magazine www.dec-rdc.org (droits, environnement et citoyenneté), a souligné l’urgence d’un changement de paradigme : L’Afrique ne doit plus être spectatrice dans les forums internationaux. Elle doit parler d’une seule voix pour exiger des financements justes et promouvoir ses propres modèles de développement, fondés sur la durabilité et les savoirs locaux. De son côté, Pascal Mirindi, activiste écologique congolais et participant à la COP30, a insisté sur la nécessité de sortir de la dépendance aux énergies fossiles. Coordinateur de la campagne Notre Terre sans Pétrole, il milite pour une transition juste qui valorise les énergies renouvelables, l’agroécologie et la justice climatique.
Une jeunesse mobilisée, consciente et déterminée à agir
Les échanges entre les participants ont été riches, critiques et tournés vers l’action. Plusieurs jeunes activistes, membres de mouvements citoyens, ont exprimé leur volonté d’en apprendre davantage sur les enjeux climatiques mondiaux et leur impact sur le continent africain. Ils ont salué la pertinence des interventions, appelant à la multiplication de ce type de conversations pour renforcer les capacités, créer des synergies entre mouvements et nourrir des stratégies de plaidoyer plus structurées.
Continuer la lutte : vers un réseau panafricain de veille écologique
À l’issue de la rencontre, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité de pérenniser ces dialogues. L’idée d’une plateforme panafricaine de jeunes militants pour la justice climatique a été évoquée, afin de porter les revendications des peuples africains dans toutes les arènes. Cette conversation n’était qu’une étape, mais elle marque un pas décisif vers une Afrique qui se réapproprie son avenir climatique avec lucidité, solidarité et courage.
La Rédaction
COP30 à Belém : quand l’Afrique s’affirme dans le débat climatique mondial — une conversation citoyenne pour repenser le développement et la justice climatique