Il est important de souligner que l’exploitation du sable à Idjwi entraînerait des conséquences néfastes sur plusieurs plans, notamment environnemental, socio-économique et touristique. Ces conséquences comprennent les érosions, les conflits liés aux limites foncières, la perturbation des organisations de la biodiversité et leur disparition, la faible mobilisation de recettes issues de cette activité, l’infertilité du sol et la faible production agricole. De plus, cette exploitation contribue à la déperdition scolaire des enfants, qui abandonnent leurs études pour être exploités, notamment dans des mariages précoces et des grossesses précoces.
Solutions envisagées par Droits Environnement Citoyenneté (DEC) Organisation
1. Réaliser une étude pour déterminer la quantité de sable exploitée à Idjwi par jour, semaine, mois et année, et rétrocéder environ 1$ par mètre cube pour investir dans des projets de développement communautaire à Idjwi.
2. Mettre en place un réseau communautaire pour la surveillance et l’éducation environnementale à Idjwi, en tant que territoire pilote pour ce phénomène au Congo à l’avenir.
3. Établir des clubs et des brigades environnementaux pour assurer cette surveillance environnementale, sur le modèle de ce que fait actuellement DEC ASBL.
4. Fournir à la population des informations précises avant, pendant et après l’exploitation du sable dans une carrière à Idjwi.
5. Promouvoir l’exploitation responsable du sable à Idjwi en favorisant les échanges sur les opportunités d’investissement et d’affaires, en incluant le sable parmi les minerais produits sur l’île.