Du 21 octobre au 1er novembre 2024, la ville de Cali, la troisième grande ville de ce pays Sud-Américain, en Colombie, sera le théâtre de la conférence des Parties de la Convention sur la biodiversité, connue sous le nom de COP16, un événement qui a lieux tous les deux ans. Cet événement se déroule dans l’un des pays à la biodiversité la plus riche du monde et réunira des leaders, des experts et des décideurs dans le but de promouvoir des politiques de développement visant à inverser la trajectoire de déclin de la biodiversité.

Cet événement mondial n’a pas laissé indifférents les indigènes d’Amazonie qui ont manifesté pour le respect de leur territoire, et ils ont exigé plus de financement afin de protéger leurs territoires.
Cet événement mondial a pour objectif, protéger les écosystèmes et des territoires indigènes et a réuni les délégations de 196 pays, quelques 15.000 participants, dont une douzaine de chefs d’états, 103 ministres et plus de 1.000 journalistes.
Comme résultats attendus, c’est l’aboutissement à la concrétisation d’un traité mondial historique sur la biodiversité signé lors de la rencontre de Montréal en 2022, promou la coopération internationale, à convenir d’investissements pour protéger les écosystèmes et à renforcer les politiques environnementales mondiales, s’appuie sur le cadre de travail pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Ce traité engagé les nations à protéger 30% de la planète ainsi que 30% des écosystèmes dégradés d’ici 2030, un objectif crucial en termes de perspectives pour préserver la diversité biologique à l’échelle mondiale.
Dans leur mémorandum, on peut retenir 8 points qui reflètent clairement leur position politique, culturelle et spirituelle tout en affirmant avec force leur exigence de respect pour leurs territoires, a expliqué Yesid Conda, membre du Conseil Régional Autochtone du Cauca (CRIC)
Notons qu’en tant que pays hôte, la Colombie a choisi d’inclure les groupes autochtones et d’ascendance africaine dans cette COP16, les considérant comme essentiels pour inverser la perte de biodiversité. Ces communautés ont activement contribué à l’élaboration du Plan d’action pour la biodiversité à l’horizon 2030, que la Colombie a présenté lundi, lors de l’ouverture.
La présidente de la COP16 et ministre colombienne de l’Environnement, Susana Muhamad, a déclaré lundi, lors de son discours d’ouverture, qu’il était impératif de reconnaître le pouvoir politique des peuples autochtones et des communautés locales. Elle a souligné que ces groupes détiennent des savoirs et des pratiques qui peuvent apporter des solutions concrètes à la crise de la biodiversité mondiale
Les espoirs sont grands que les pays négociateurs puissent s’entendre sur une voie à suivre pour préserver la planète.
La Rédaction