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Dans une note officielle adressée au Président de la République, le parti Jeunesse Tchadienne en Marche (JTM), à travers son président Dagana Wang Namou, fait entendre sa voix sur le projet de code pastoral en cours de révision. À travers une analyse critique, le mouvement souligne plusieurs failles majeures du texte, notamment l’absence d’études socio-anthropologiques par province, l’absence de mécanismes clairs de dissuasion contre les comportements nuisibles, et une concentration excessive du pouvoir entre les mains des administrateurs délégués, parfois eux-mêmes éleveurs. Ces éléments, selon Dagana Wang Namou, risquent de créer des déséquilibres entre agriculteurs et éleveurs, et d’aggraver les tensions sur le terrain.
Un appel à plus de réalisme, d’équité et de transparence
Le Président du Parti Jeunesse Tchadienne en Marche (JTM), Dagana Wang Namou, pointe également un manque de réalisme et de clarté dans les sanctions prévues par le projet de code, notamment dans son article 91-1, qui prévoit des amendes et peines de prison jugées inappropriées ou mal définies. Il s’inquiète du pouvoir discrétionnaire accordé à certains administrateurs et appelle le gouvernement à revoir en profondeur le texte. À travers cette prise de position, Dagana Wang Namou affirme l’engagement de son parti pour une gouvernance plus participative et une législation équitable, mieux ancrée dans les réalités sociales, économiques et culturelles des communautés concernées.

Le Parti JTM de Dagana Wang Namou met en garde contre un projet de loi déconnectée des réalités rurales, inéquitable qui creuse les déséquilibres
Dans une note officielle adressée au Président de la République, Dagana Wang Namou, président du Parti Jeunesse Tchadienne en Marche (JTM), exprime de sérieuses préoccupations sur le projet de code pastoral en cours de révision. Il dénonce plusieurs articles du texte qui accordent une priorité excessive aux éleveurs, comme le droit d’usage prioritaire (article 9) ou encore l’obligation pour les agriculteurs de surveiller les zones de décrue (article 44), ce qui déséquilibre clairement les rapports entre communautés agricoles et pastorales. Le président de JTM souligne aussi l’irréalisme de certaines obligations, comme celle de clôturer les parcelles maraîchères, dans un contexte où la coupe de bois est interdite, rendant l’application du texte pratiquement impossible pour les agriculteurs.
Dagana Wang Namou plaide pour une révision inclusive et contextualisée
Face à ces dérives potentielles, Dagana Wang Namou appelle à une révision du projet de loi fondée sur les réalités sociales, économiques et culturelles propres à chaque province. Il préconise l’implication active des ministères de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement pour produire une législation harmonisée, juste et adaptée. Selon lui, un code uniforme imposé à tout le pays pourrait accentuer les tensions entre éleveurs et agriculteurs, mettant en péril la stabilité sociale. Le président de JTM réaffirme que l’objectif de sa formation est de promouvoir la paix, la cohabitation harmonieuse et le développement équitable à travers un processus législatif plus inclusif.
La Rédaction