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Au Sud-Kivu, un front féministe radical s’organise : former, dénoncer et démanteler les violences numériques qui ciblent les femmes

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Le 05 décembre, un atelier d’envergure a réuni plus de soixante participants déterminés à combattre l’essor alarmant des violences numériques au Sud-Kivu. Portée par plusieurs organisations engagées, l’initiative a servi de plateforme pour outiller juridiquement les participants et dénoncer les formes les plus insidieuses de cyberviolence : cyberharcèlement, deepfakes, usurpation d’identité, diffusion non-consentie d’images et attaques sexistes ciblées. L’objectif était clair : passer de la prise de conscience à l’action, et de l’indignation à la résistance collective.

Former un bouclier juridique et transformer les masculinités pour briser la domination numérique

Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’exiger une application stricte du Code du numérique congolais, trop souvent ignoré ou mal utilisé face aux cyberagressions. Les intervenants ont également insisté sur l’importance stratégique d’impliquer les hommes et les garçons dans la lutte, en promouvant une masculinité positive capable de déconstruire les normes patriarcales qui alimentent les violences en ligne. L’atelier a ainsi posé les bases d’une approche radicale et intégrale, où la prévention et la responsabilité partagée deviennent des leviers essentiels pour endiguer les violences basées sur le genre dans l’espace numérique.

Construire un front intersectionnel et féministe pour une culture numérique de respect

Les organisations participantes – dont Opadec Asbl, Nos Voix Comptent, SADI RDC, ONG Tumaini la Afrika, DDC RDC, Ella Wama, African Women’s Development Fund, Global Fund for Women et Kongo Mwinda – ont également appelé à bâtir un front intersectionnel puissant. Car les cyberviolences touchent plus durement les femmes marginalisées, déjà exposées à d’autres formes d’oppression sociale. Ensemble, elles s’engagent à transférer les outils reçus, briser l’omerta, exiger la responsabilité en ligne et consolider des alliances féministes capables d’imposer une culture numérique de respect, libérée des masculinités toxiques.

La Rédaction

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