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La Coordination des Actions Citoyennes Wakit Tamma a vivement réagi à la mort tragique de Fulbert Mounougbdi, haut cadre de l’administration publique, retrouvé brûlé et criblé de balles le 2 août 2025 à Abéché. L’organisation dénonce un assassinat prémédité, maquillé en suicide par les autorités, alors que de nombreuses preuves, dont des messages publiés par la victime, montrent qu’il se savait menacé par les services de sécurité tchadiens. Pour Wakit Tamma, cette affaire s’ajoute à une série de crimes d’État non élucidés visant à faire taire les voix dissidentes au Tchad.

Dans un communiqué signé à N’Djamena le 5 août 2025 par Suzanne Adjom et Mas Loalngar, Wakit Tamma appelle à une enquête indépendante, inclusive et crédible, impliquant la société civile et la famille de la victime. L’organisation dénonce une gouvernance basée sur la peur et la violence, rappelant les cas de figures tels que Yaya Dillo ou Masra Succès, eux aussi victimes présumées de la machine répressive du régime. Le communiqué accuse clairement le pouvoir en place de multiplier les exécutions extrajudiciaires dans une impunité totale.
Wakit Tamma appelle enfin la communauté internationale à briser le silence complice face à cette dérive autoritaire. Elle réclame des sanctions ciblées contre les responsables et insiste sur la nécessité de garantir la sécurité des citoyens, y compris des hauts fonctionnaires critiques envers le régime. Ce cri d’alerte vise à stopper l’escalade de la terreur et restaurer un État de droit au Tchad.
La Rédaction