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Depuis plusieurs mois, les écosystèmes halieutiques du lac Albert sont en péril. La pêche illicite, menée à grande échelle, bénéficie non seulement d’une impunité totale, mais semble également être facilitée par les organes mêmes censés protéger cette ressource naturelle. Malgré les dénonciations croissantes, le gouverneur militaire de l’Ituri garde un silence qui interroge : est-ce de la complicité ou de l’inefficacité ? C’est la question que soulève avec force John Sultan Toly, défenseur local de l’environnement et organisateur des communautés.

Une surveillance qui viole son propre mandat
L’Unité de Surveillance, créée pour assurer le contrôle et la protection du lac, a été accusée de trahir sa mission. Non seulement elle ne freine pas la pêche illégale, mais elle y participe activement. Une décision avait pourtant été prise par le gouverneur lui-même pour en réformer la gestion, mais elle n’a jamais été appliquée. L’inaction autour de cette décision renforce les soupçons d’un laxisme orchestré.

Des forces de sécurité impliquées ?
La Force Navale, présente sur le lac, est également pointée du doigt pour sa complicité dans la pêche illégale. Elle serait directement impliquée dans les pratiques interdites, bénéficiant parfois des prises illégales ou fermant volontairement les yeux. Pour les communautés locales, c’est un double traumatisme : voir les garants de l’ordre devenir les destructeurs de leur source de vie.

John Sultan Toly alerte et appelle à l’action
Dans ce contexte alarmant, John Sultan Toly lance un appel à la responsabilité. Il exhorte les autorités provinciales à sortir de leur mutisme et à appliquer enfin les mesures prises. Selon lui, le silence du gouverneur risque d’anéantir les efforts de protection environnementale menés par les acteurs communautaires, et de compromettre durablement la survie des populations dépendantes du lac Albert.
La Rédaction