×
Logo en chargement
CHARGEMENT...

Activités illégales, pressions humaines et menaces croissantes : le Parc National des Kahuzi-Biega en péril

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Situé dans l’est de la République Démocratique du Congo, le Parc National des Kahuzi-Biega (PNKB) fait face à une recrudescence d’activités illégales qui compromettent sérieusement sa mission de conservation. Braconnage, exploitation artisanale de minerais, coupe illégale de bois et empiétements agricoles s’intensifient dans et autour du parc. Ce patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnu pour abriter les derniers gorilles de plaine de l’Est, subit de fortes pressions humaines, alimentées par la pauvreté, les conflits armés et l’absence de contrôle efficace.

Braconnage et exploitation minière : les menaces directes sur la biodiversité

Le braconnage reste l’un des fléaux majeurs, visant notamment les espèces emblématiques telles que les gorilles, les éléphants de forêt ou encore les pangolins. Parallèlement, l’exploitation minière illégale à l’intérieur du parc défigure les écosystèmes, pollue les rivières et pousse la faune sauvage à fuir ses habitats naturels. Ces pratiques, souvent liées à des groupes armés, compromettent gravement les efforts de préservation entrepris depuis des décennies.

Les populations riveraines entre survie et conservation

Les communautés vivant aux abords du PNKB sont confrontées à des dilemmes socio-économiques qui les poussent parfois à exploiter les ressources du parc. Faute d’alternatives viables, certaines familles pratiquent l’agriculture sur brûlis ou la chasse de subsistance. C’est dans ce contexte que www.dec-rdc.org s’engage, en allant à la rencontre des habitants pour sensibiliser, écouter et proposer des solutions durables, telles que l’agroécologie, les projets générateurs de revenus ou l’écotourisme communautaire.

Plaidoyer pour une conservation inclusive et participative

Pour préserver durablement le parc, il devient impératif d’impliquer les populations locales dans les stratégies de conservation. La répression seule ne suffit pas ; une approche intégrée, tenant compte des réalités sociales et économiques des riverains, s’impose. À travers ses actions sur le terrain, www.dec-rdc.org plaide pour une conservation équitable, fondée sur la justice sociale, la gouvernance locale et la coresponsabilité écologique. Le sort du PNKB dépend désormais de l’équilibre entre protection de la biodiversité et bien-être des communautés.

La Rédaction

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×