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Souveraineté Verte : les peuples des Grands Lacs face à l’ingérence environnementale des puissances

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Dans la région des Grands Lacs africains, la souveraineté environnementale devient un champ de lutte central pour les peuples et les États. Alors que les grandes puissances imposent leur vision de l’écologie à travers des accords climatiques, des normes environnementales ou des programmes de compensation carbone, les communautés locales dénoncent une nouvelle forme d’ingérence. Derrière le discours de la protection de la planète, se cachent des intérêts stratégiques liés au contrôle des ressources naturelles — terres, forêts, minerais, eau — vitales pour les transitions énergétiques du Nord.

Les acteurs de cette bataille sont multiples : États du Sud en quête d’autonomie, populations autochtones en résistance, ONG locales, mais aussi grandes fondations internationales, institutions financières et gouvernements occidentaux. Ces derniers conditionnent souvent l’aide ou les investissements au respect de « normes vertes », sans tenir compte des contextes locaux. Cela fragilise la souveraineté politique et économique des pays des Grands Lacs, transformés en laboratoires des politiques climatiques globales, sans réel pouvoir de négociation.

Les défis sont clairs : comment affirmer une écologie endogène, juste et décoloniale ? Comment refuser l’accaparement des terres au nom de la reforestation, ou la confiscation des forêts sous prétexte de lutte contre le carbone ? Face à la montée des marchés du carbone, de nombreux pays craignent une perte de contrôle sur leurs espaces vitaux, et une invisibilisation des droits coutumiers des peuples qui y vivent depuis des générations.

Il est temps de repenser la gouvernance environnementale à partir du Sud. Dans les Grands Lacs, des mouvements paysans, jeunes, écologistes et autochtones s’organisent pour revendiquer un droit à la terre, à l’eau et à l’autodétermination écologique. Leur mot d’ordre : pas de transition écologique sans souveraineté populaire !

La Rédaction

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