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À Genève, la guerre du plastique : un traité mondial en sursis à quelques heures de la deadline

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Les pays du monde restent divisés quant à la réduction de la production de plastique. Après le rejet mercredi 13 août d’un projet de traité, les 184 États réunis aux Nations unies ont jusqu’à ce jeudi minuit pour s’entendre sur un texte juridiquement contraignant. Selon un rapport du Forum économique mondial et de la fondation Ellen MacArthur, « le poids du plastique dépassera celui des poissons dans l’océan d’ici 2050 »

Un sommet capital parti pour se transformer en rendez-vous manqué. Depuis le 5 août et jusqu’à ce vendredi soir, les diplomates de 184 pays sont réunis à Genève sous l’égide de l’ONU pour un sommet baptisé « INC-5.2 ». Ensemble, ils espèrent faire jaillir la lumière et s’accorder sur un traité visant à lutter contre la pollution plastique mondiale. L’enjeu est colossal, alors que le plastique déversé en grande quantité menace la biodiversité terrestre et marine, ainsi que la santé humaine. Chaque année, 10 millions de tonnes de déchets plastiques sont rejetés dans les océans – soit l’équivalent d’un camion-poubelle déversé chaque minute.

Le 12 août, la commissaire européenne chargée de l’Environnement, de la Résilience de l’eau et d’une Économie circulaire compétitive, Jessika Roswall, a appelé toutes les parties à « être constructives et orientées vers les résultats ». « C’est maintenant que nous avons besoin d’un traité. Mais pas à n’importe quel prix », a-t-elle insisté. 

Hier, le texte d’un nouveau projet de traité sur la pollution plastique présenté en assemblée plénière a été immédiatement rejeté par plusieurs pays et vivement critiqué par les ONG, faute notamment de référence à toute contrainte sur la production de plastique vierge. Ce texte écrit par le diplomate qui préside les débats – l’équatorien Luis Vayas Valdivieso – a été jugé « inacceptable » par les délégués de la Colombie, du Chili et Panama.

Rossy Muhemedi

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