Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Dans le territoire insulaire d’Idjwi, l’exploitation anarchique du sable devient une urgence environnementale silencieuse. Cette activité provoque l’érosion des berges du lac Kivu, l’affaissement des sols, la disparition des terres agricoles, ainsi que la destruction des écosystèmes aquatiques. Les habitats de poissons sont perturbés, l’eau est polluée, et les glissements de terrain deviennent fréquents dans les zones instables. À long terme, cette pression sur l’environnement accentue également la déforestation indirecte, compromettant le fragile équilibre écologique de l’île.
Sur le plan social et économique, Mana Sankara pense l’exploitation du sable entraîne des conséquences alarmantes. Elle se fait souvent de manière informelle, exposant femmes, enfants et jeunes à un travail précaire, sans sécurité ni protection. Les conflits fonciers se multiplient entre exploitants, riverains et autorités, fragilisant la cohésion communautaire. Économiquement, l’absence de fiscalisation prive l’État et les entités locales de ressources essentielles, tandis qu’une minorité s’enrichit sans bénéfice pour la population. Ce déséquilibre accentue la pauvreté et l’injustice sociale.
Face à cette situation, Mana Sankara pense qu’il faut des actions concrètes doivent être entreprises. Il est impératif d’encadrer légalement l’exploitation par des permis réglementés, créer des zones d’extraction autorisées, et restaurer les berges avec des plantations. Des mesures de sensibilisation, de formation et de contrôle doivent accompagner cette transition vers un modèle durable. Enfin, développer des alternatives économiques comme les briques stabilisées ou les coopératives locales, peuvent libérer Idjwi de cette dépendance destructrice tout en garantissant un avenir plus juste et plus vert.
La Rédaction
Idjwi face au péril écologique : l’exploitation du sable menace l’avenir environnemental – Mana Sankara