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Pangée Ultima : un supercontinent au climat extrême ?

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La Terre, en perpétuel mouvement, poursuit sa métamorphose. Dans 250 millions d’années, les continents aujourd’hui dispersés pourraient de nouveau se rassembler pour former une seule et gigantesque masse terrestre : Pangée Ultima. Une reconfiguration planétaire aux conséquences climatiques majeures, préviennent les scientifiques.

À l’origine de cette projection, le géographe Christopher Scotese, porteur du projet PALEOMAP, prévoit une disparition progressive de l’océan Atlantique, au profit d’un vaste continent où les Amériques, l’Afrique, l’Europe et l’Asie ne feraient plus qu’un. Si ce scénario évoque un retour aux origines géologiques de la planète, il s’accompagne aussi de changements climatiques radicaux.

Un climat intérieur aride et infernal

Les supercontinents, par leur étendue, modifient en profondeur les équilibres climatiques. Le cœur de Pangée Ultima, situé loin des océans, serait privé de l’humidité nécessaire à la formation de précipitations régulières. Résultat : des zones désertiques immenses, surchauffées le jour, glaciales la nuit, comparables aux conditions actuelles des déserts asiatiques, mais à une toute autre échelle.

« L’intérieur de Pangée Ultima pourrait devenir invivable pour de nombreuses formes de vie actuelles », avertissent des climatologues. Les vents chargés d’humidité provenant des mers ne parviendraient plus à pénétrer profondément dans le supercontinent, accentuant l’aridité.

Des tempêtes titanesques sur les côtes

À l’inverse, les littoraux exposés aux vastes océans restants pourraient être le théâtre de phénomènes climatiques violents : cyclones géants, tempêtes tropicales surdimensionnées, et montée du niveau des mers dans certaines zones. La réorganisation des courants marins modifierait profondément les échanges thermiques à l’échelle du globe.

Un effet domino sur la biodiversité

Le climat extrême d’un supercontinent pourrait aussi réduire la diversité biologique. Les espèces incapables de s’adapter aux fortes chaleurs ou aux sécheresses prolongées disparaîtraient, tandis que d’autres, plus résistantes, proliféreraient. La faune et la flore évolueraient dans un environnement radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.

Vers une Terre méconnaissable

Si Pangée Ultima ne verra le jour que dans des centaines de millions d’années, ce scénario rappelle une vérité fondamentale : la Terre est un système vivant, en perpétuelle évolution. Et avec elle, le climat déjà en mutation rapide à notre époque pourrait un jour basculer dans une toute autre ère.

Valet Chebujongo

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