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13 juin 2025, 04h27 Quelque part au-dessus de l’ouest de l’Iran, un escadron d’avions israéliens franchit la ligne invisible. Celle qui sépare la dissuasion de l’affrontement direct. Celle qu’on redoute, qu’on contourne, mais qu’on finit toujours par franchir.
Il n’y a pas eu de déclaration de guerre. Juste des grondements sourds dans le ciel, suivis d’un éclair puis d’un silence effrayant. En quelques minutes, les noms de Natanz, Fordow, Arak ou Ispahan, connus autrefois des seuls diplomates ou physiciens nucléaires, s’imposent à la Une de tous les journaux.
Un coup porté au cœur du programme nucléaire iranien
L’opération, baptisée Rising Lion par Tsahal, est fulgurante. Plus de 200 avions engagés. Des frappes chirurgicales. Des missiles guidés visant les laboratoires, les bunkers, les routes d’accès. Et selon les sources israéliennes, une réussite tactique totale : plusieurs composantes critiques du programme nucléaire iranien seraient paralysées pour des mois.
À Téhéran, la clameur monte. Dans les hôpitaux, les blessés affluent. Au parlement, les députés crient vengeance. Sur les réseaux, les mots « riposte », « martyrs », « gloire » se répandent comme des braises sur du papier sec.
True Promise III : la revanche du Croissant
Le soir même, l’Iran lance True Promise III. Ce n’est plus une simple réponse symbolique. Ce sont 150 missiles balistiques, 100 drones explosifs et un message clair : la République islamique ne reculera pas.
Les cibles sont stratégiques : aéroports militaires, centrales électriques, stations radar. À Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, les sirènes hurlent comme des fantômes dans la nuit. Le ciel est zébré par les dômes d’interception. Le système Iron Dome tient bon, mais pas parfaitement. Trois morts, plusieurs blessés. La peur, elle, est universelle.
Une guerre sans visages, des morts sans frontières
Ce n’est pas une guerre de tranchées. C’est une guerre algorithmique. Une guerre de drones et d’algorithmes, d’intelligences artificielles militaires, de satellites et de codes. Mais les morts, eux, sont bien réels. Civils iraniens ensevelis sous des décombres. Familles israéliennes réfugiées dans des abris. Le bruit du feu, les pleurs, les prières.
Et au milieu, les chancelleries du monde entier qui murmurent “désescalade”, comme un mantra sans foi.
Washington observe, le Golfe retient son souffle
Joe Biden, dans un communiqué nocturne, appelle à la « retenue immédiate ». Paris, Londres et Berlin font chorus. Mais dans les coulisses, la question est claire : Israël a-t-il prévenu ses alliés ? Et jusqu’où l’Iran est-il prêt à aller ?
Des bases américaines en Irak et au Qatar sont placées en alerte maximale. L’Arabie Saoudite et les Émirats craignent l’effet domino. Les marchés pétroliers s’envolent. Le spectre de 1973 ressurgit dans les têtes.
Une question suspendue : que reste-t-il à perdre ?
Ce conflit, longtemps contenu dans l’ombre fait de cyberattaques, d’assassinats, de sabotages secrets vient de changer de visage. Désormais, les deux nations se parlent par missiles interposés. Le langage de la dissuasion a cédé la place à celui de la frappe préemptive.
Mais alors que le monde regarde ailleurs vers l’Ukraine, vers Taïwan, un nouveau front brûle dans le désert.
La question n’est plus « si » une guerre éclatera. La question est : jusqu’où ira-t-elle ?
La Rédaction