Voix du Paysan
La nuit du vendredi 22 novembre, le quartier Murara a été secoué par l’explosion d’une bombe de près de 220 mm, qui a frappé une maison, près de l’endroit communément appelé « office 1 ». Cet incident tragique, survenu en pleine pluie de la soirée, souligne la vulnérabilité persistante de cette ville, coincée entre des lignes ennemies et marquée par une militarisation accrue.
Bien que l’origine de l’engin explosif soit encore indéterminée, il a causé des dégâts considérables, notamment une destruction partielle de la maison touchée et des dommages importants aux biens des occupants. Des témoins sur place ont rapporté que des membres de la famille ont été blessés par des éclats, la mère étant dans un état grave. Cet événement tragique n’est pas un cas isolé, mais plutôt le reflet d’une situation alarmante à Goma.
La militarisation de la région, exacerbée par le conflit armé qui oppose différentes factions, contribue à l’instabilité ambiante. Les populations civiles, déjà éprouvées par des décennies de violence, se retrouvent prises au piège dans un environnement hostile où la sécurité est une préoccupation quotidienne. Les lignes de front sont souvent floues, et la proximité des combats augmente le risque d’incidents similaires.

La communauté internationale et les organisations humanitaires devraient prendre conscience de cette situation critique à Goma comme ont pu lancer des appels du genre les membres de la société civile et les défenseurs des droits humains.
En somme, Goma demeure en danger, non seulement à cause de la violence militaire, mais aussi en raison de l’absence d’une stratégie claire pour garantir la sécurité des populations. La situation actuelle appelle à une mobilisation urgente pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent et pour restaurer un semblant de normalité dans cette région tourmentée.
JOVIAL ELIEZER