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32 incendies en une semaine : à Goma, le feu n’est plus un simple fait divers. Il devient un signal d’alarme pour une ville qui doit apprendre à prévenir avant de pleurer les pertes.
Trente-deux incendies en sept jours. Derrière ce chiffre froid se cachent des maisons détruites, des biens réduits en cendres, des familles bouleversées et, parfois, des vies brisées. Goma ne peut plus considérer ces sinistres comme une fatalité. Lorsqu’un même mal se répète avec une telle fréquence, il cesse d’être un accident pour devenir une urgence publique.
La décision annoncée par le maire, Désiré Ngabo Kisuba, d’imposer des extincteurs dans les lieux recevant du public, notamment les hôpitaux et les églises, va dans le bon sens. Mais encore faut-il que la mesure ne reste pas enfermée dans les procès-verbaux des réunions. Un extincteur n’est utile que s’il est disponible, fonctionnel et que le personnel sait s’en servir.
Car la prévention ne se décrète pas seulement depuis un bureau. Elle se construit dans les écoles, les marchés, les quartiers, les églises, les établissements de santé et les ménages. Contrôler les installations électriques, sensibiliser la population, former des agents et renforcer les capacités de la Protection civile doivent devenir des réflexes, et non des réactions après catastrophe.
Goma a déjà trop souvent regardé le feu gagner du terrain avant de chercher de l’eau. La véritable question n’est donc plus de savoir combien d’incendies seront enregistrés la semaine prochaine, mais combien pourront être évités. Les autorités municipales doivent transformer cette alerte en politique durable de prévention. Car une ville résiliente ne se mesure pas au nombre de camions mobilisés après le sinistre, mais à sa capacité à empêcher les flammes de prendre naissance.
La Rédaction
Goma face au feu : prévenir avant de compter les cendres