×
Logo en chargement
CHARGEMENT...

Bukavu/Bondeko : quand la nuit devient le territoire des bandits

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À Bondeko, la tombée du jour semble désormais ouvrir une parenthèse d’angoisse pour les passagers. Des individus non identifiés seraient à l’affût, transformant un axe de circulation en couloir de peur et de dépouillement.

À la faveur de la nuit, des passagers seraient pris pour cible par des individus non identifiés qui leur raviraient leurs biens. Ces actes, rapportés par des témoins, installent une inquiétude grandissante parmi les usagers de cet axe. À Bukavu, où la mobilité nocturne est déjà une épreuve, chaque nouvelle agression nourrit le sentiment que la rue échappe progressivement à ceux qui devraient en garantir la sécurité.

Le plus préoccupant n’est pas seulement la perte d’un téléphone, d’un sac ou de quelques biens. C’est la peur qui s’installe, silencieuse, dans les esprits. Lorsqu’un citoyen hésite à rentrer chez lui après la tombée de la nuit parce qu’il redoute d’être dépouillé sur le chemin, c’est la confiance dans l’espace public qui vacille. Et avec elle, le droit élémentaire de circuler librement et en sécurité.

Il appartient désormais aux autorités compétentes de ne pas laisser Bondeko devenir un angle mort de la sécurité urbaine. Renforcer les patrouilles, identifier les points à risque, assurer une présence sécuritaire visible et recueillir rapidement les témoignages des victimes sont autant de mesures qui peuvent contribuer à reprendre le contrôle de cet axe. La population ne demande pas l’impossible : elle demande simplement que la nuit ne soit pas synonyme d’abandon.

Bondeko ne doit pas devenir le symbole d’une ville où l’insécurité gagne du terrain à mesure que la lumière disparaît. Les autorités doivent agir avant que la peur ne devienne une habitude et que le silence ne soit interprété comme une résignation. À Bukavu, la sécurité ne peut être une promesse diurne : elle doit aussi accompagner chaque citoyen lorsque la ville s’endort.

La Rédaction

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×