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L’effondrement du pont Kavimvira survenu le mardi 16 juin 2026 à Uvira continue de susciter émotion et inquiétude. Selon un bilan provisoire communiqué par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Sud, le drame a coûté la vie à trois personnes, dont deux mineurs âgés de 14 et 17 ans, tandis qu’une femme a été blessée. L’accident a également occasionné d’importants dégâts matériels, notamment sur un camion de marchandises qui traversait l’ouvrage au moment de la catastrophe.
Au-delà du bilan humain, cet effondrement met en lumière la vulnérabilité persistante des infrastructures routières dans l’est de la République démocratique du Congo. Situé sur la Route Nationale 5, axe vital reliant Uvira aux autres centres économiques de la région, le pont Kavimvira constituait un maillon essentiel pour les échanges commerciaux et la mobilité des populations. Son écroulement révèle une fois de plus le décalage entre l’urgence des besoins de la population et la lenteur observée dans l’exécution de certains projets d’infrastructures pourtant jugés prioritaires.
Face à cette situation, la NSCC appelle à une réponse rapide des autorités afin de soutenir les familles endeuillées, aménager une déviation durable et accélérer l’achèvement du nouveau pont déjà en construction par l’entreprise EIS-EKA. Au-delà de l’urgence humanitaire et logistique, ce drame relance le débat sur la gouvernance des infrastructures publiques, la prévention des risques et la nécessité d’investir durablement dans des ouvrages capables de résister aux pressions démographiques, économiques et climatiques qui caractérisent aujourd’hui la région d’Uvira.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur
Uvira frappée par l’effondrement du pont Kavimvira : trois vies fauchées et une nouvelle alerte sur la fragilité des infrastructures stratégiques du Sud-Kivu