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26 ans après la guerre des six jours à Kisangani : Jedidia Mabela rappelle que la justice pour les victimes demeure la condition indispensable d’une paix durable dans l’Est de la RDC

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À l’occasion de la soirée communautaire organisée par Ukumbusho pour commémorer le 26ᵉ anniversaire de la guerre des six jours de Kisangani, les voix des survivants, des familles endeuillées et des défenseurs des droits humains se sont une nouvelle fois élevées pour réclamer vérité, justice et réparation. Cette commémoration n’a pas seulement constitué un moment de mémoire collective ; elle a également servi de tribune pour dénoncer l’impunité persistante qui continue de priver les victimes de leurs droits fondamentaux. Vingt-six ans après cette tragédie qui a coûté la vie à des centaines de civils et laissé des blessures profondes dans le tissu social, les attentes des populations restent les mêmes : reconnaissance des souffrances, réparation des préjudices et poursuite des responsables présumés des crimes commis.

Prenant la parole au cours de cette rencontre, Jedidia Mabela a souligné que le devoir de mémoire et la réparation des victimes ne peuvent être dissociés de la lutte contre l’impunité. Selon lui, les poursuites judiciaires contre les présumés auteurs des crimes internationaux commis durant la guerre des six jours constituent un pilier essentiel de la justice transitionnelle et de la reconstruction de la confiance entre les citoyens et les institutions. Jedidia Mabela a rappelé que l’absence de justice alimente depuis plusieurs décennies un cycle de violences répétitives dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Il n’y a pas de paix sans justice, pas de pardon sans vérité », a-t-il insisté, estimant que la dignité des victimes exige des mécanismes crédibles permettant l’établissement des responsabilités et la sanction des auteurs des violations graves des droits humains.

Pour Jedidia Mabela, la sortie durable des crises qui secouent l’Est du pays passe par des actions concrètes : l’accélération des procédures judiciaires relatives aux crimes internationaux, le renforcement de l’indépendance du système judiciaire, la mise en œuvre effective des programmes de réparation en faveur des victimes, la préservation des lieux de mémoire ainsi que l’éducation citoyenne sur les droits humains et la culture de paix. Il a également plaidé pour un engagement plus fort de l’État congolais, des organisations de la société civile et des partenaires internationaux afin de soutenir les mécanismes de justice transitionnelle et de garantir que les crimes du passé ne restent pas impunis. Car pour les victimes de Kisangani comme pour celles des conflits actuels dans l’Est de la RDC, la justice n’est pas un privilège ; elle est un droit fondamental et la condition indispensable d’une paix véritable, inclusive et durable.

Emmanuel Ndimwiza
Rédacteur en Chef

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