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Haut-Uélé : deux défenseurs de l’environnement détenus illégalement, les organisations civiles dénoncent un harcèlement systématique

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique

Les organisations de la société civile du Haut-Uélé tirent la sonnette d’alarme après l’arrestation jugée arbitraire de deux défenseurs de l’environnement, Tabani Baba Moïse et Balingba Patsi Jean-Pierre, interpellés le 20 octobre 2025 près du village Binva, dans le territoire de Watsa. Selon plusieurs témoins, les deux militants revenaient du site minier Zaïre lorsqu’ils ont été interceptés par des militaires des FARDC, avant d’être transférés successivement à Faraje puis au parquet de Watsa. Accusés à tort d’appartenir à un groupe protestataire opposé à Kibali Gold Mine et à certains exploitants chinois, ils sont également pointés du doigt pour l’incendie de deux véhicules d’opérateurs miniers — des allégations qualifiées de “fabriquées” par les organisations locales. Plus d’un mois après leur arrestation, ils n’ont toujours pas comparu devant un juge, en violation flagrante du Code de procédure pénale qui impose une présentation dans un délai maximum de cinq jours.

Pour les organisations signataires, cette affaire s’inscrit dans un schéma inquiétant de harcèlement et d’intimidation visant celles et ceux qui défendent les terres, les ressources naturelles et les droits des communautés locales. Elles rappellent que l’article 53 de la Constitution garantit à chaque citoyen le droit à un environnement sain et le devoir de le protéger, conférant ainsi une pleine légitimité à l’action des deux défenseurs aujourd’hui détenus. En s’appuyant également sur les normes internationales, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine, les organisations exigent leur libération immédiate, la restitution de leurs biens et l’ouverture d’enquêtes sur les abus commis. Elles appellent le gouvernement congolais à mettre fin aux pratiques de musèlement et à assurer une protection effective des militants environnementaux dans une province marquée par les tensions croissantes autour de l’expansion minière.

La Rédaction

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