Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Le Bassin du Congo traverse une crise sans précédent. Sous la pression de l’exploitation forestière illégale, des projets miniers incontrôlés, du braconnage et des politiques permissives, des milliers d’hectares disparaissent chaque jour, emportant avec eux des écosystèmes irremplaçables et les moyens de subsistance de millions de personnes. Mais derrière cette catastrophe silencieuse, un fait incontestable se dresse : les femmes sont les premières à en souffrir et les premières à se lever. Elles protègent les terres, veillent sur les forêts, transmettent les savoirs écologiques, organisent la résistance et maintiennent l’équilibre vital des communautés. Là où la forêt s’effondre, elles se dressent comme dernier rempart.
Les femmes, cœur battant de la résistance écologique
Dans les villages du Bassin du Congo, les femmes ne se contentent pas de subir les conséquences de la déforestation : elles y répondent par l’action. Elles surveillent les forêts, dénoncent les trafics, interpellent les autorités, reboisent les zones détruites et mobilisent la jeunesse autour des savoirs traditionnels liés à la nature. Confrontées aux menaces des exploitants illégaux, à l’absence de protection juridique et au manque de reconnaissance institutionnelle, elles continuent de jouer un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité. Leur engagement quotidien, loin des caméras et des conférences internationales, constitue l’un des plus grands actes de courage écologique du continent.
Reconnaître, financer et protéger celles qui protègent le Bassin du Congo
Pourtant, malgré leur rôle central, les femmes restent marginalisées dans les processus de décision, exclues des financements et rarement consultées dans les stratégies de conservation. Protéger le Bassin du Congo exige un changement profond : mettre les femmes au centre des politiques environnementales, renforcer leur accès aux ressources, sécuriser leurs droits fonciers et garantir leur sécurité face aux menaces. Elles ne sont ni bénéficiaires ni figurantes : elles sont les leaders naturelles de la défense de la forêt. Honorer leur travail, soutenir leurs initiatives et écouter leurs voix, c’est garantir l’avenir d’un écosystème vital pour l’Afrique et pour le monde.
Parce que l’avenir du Bassin du Congo sera féminin — ou il ne sera pas.
La Rédaction
Quand les femmes deviennent les boucliers vivants du Bassin du Congo : un combat écologique, social et existentiel que le monde ne peut plus ignorer