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Sur le lac Kivu, le transport lacustre constitue un pilier important de la mobilité et du commerce entre les rives congolaises et rwandaises. Cependant, la multiplication des embarcations, combinée à l’absence de mesures écologiques strictes, pose de graves menaces sur l’environnement. Pollution des eaux, fuites d’hydrocarbures, rejets de déchets et nuisances sonores sont autant de facteurs qui altèrent la qualité de l’eau et fragilisent la biodiversité unique du lac. Face à ce constat, la question des responsabilités socio-environnementales des opérateurs devient urgente.

Une biodiversité lacustre en déclin silencieux
Le lac Kivu abrite une faune et une flore spécifiques, aujourd’hui en danger. Les espèces de poissons, déjà affectées par la surpêche, subissent désormais la dégradation de leur habitat à cause des activités de transport non régulées. Les zones de reproduction sont perturbées, certaines espèces deviennent rares, et l’équilibre écologique est mis à mal. Cette pression constante sur l’écosystème compromet aussi la sécurité alimentaire des communautés riveraines qui dépendent du lac.

Vers un transport durable et responsable
Il devient impératif que les compagnies de transport lacustre adoptent des pratiques plus respectueuses de l’environnement : gestion des déchets, maintenance des moteurs, respect des zones protégées et sensibilisation des équipages. Les autorités doivent imposer des normes claires, tout en appuyant la transition vers un transport vert sur le lac Kivu. C’est à cette condition que le développement économique pourra se faire sans sacrifier la richesse écologique du lac.
La Rédaction