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Le 4 janvier 2026, le ministère des Affaires étrangères du Ghana a publié un communiqué ferme condamnant l’invasion unilatérale du Venezuela par les États-Unis d’Amérique, ainsi que l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Cette action, survenue dans la nuit du 3 janvier, est perçue par Accra comme une grave violation de la Charte des Nations unies, du droit international et de la souveraineté des États. Le Ghana exprime ses plus vives inquiétudes face à l’usage non autorisé de la force par une puissance mondiale pour influencer ou contrôler les affaires internes d’un pays souverain.
Un précédent dangereux pour l’équilibre international
Le gouvernement ghanéen alerte la communauté internationale sur les risques qu’un tel précédent représente pour la stabilité mondiale. Il rappelle que l’occupation de territoires étrangers sous couvert de lutte contre l’instabilité ou d’instauration d’une « transition démocratique » cache souvent des visées économiques claires, notamment le contrôle de ressources naturelles stratégiques comme le pétrole. Le Ghana condamne aussi les déclarations de Donald Trump évoquant une prise de contrôle temporaire du Venezuela par les États-Unis et l’intervention d’entreprises pétrolières américaines, dénonçant un retour à une logique impérialiste incompatible avec les principes du monde post-Seconde Guerre mondiale.

Un appel africain pour la souveraineté et la paix mondiale
En réaffirmant son attachement au principe d’autodétermination des peuples, le Ghana appelle à une désescalade immédiate et à la libération du président Maduro et de son épouse. Pour Accra, permettre de telles actions revient à fragiliser la souveraineté de tous les États du Sud et à renforcer une dynamique de domination néocoloniale. Le Ghana se positionne ainsi comme une voix africaine ferme contre les ingérences militaires, le mépris du droit international et les ambitions hégémoniques qui menacent la paix mondiale.
La Rédaction