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Plastique : l’accord mondial étouffé par les lobbys et l’inaction des États pollueurs

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À Genève, les espoirs d’un traité mondial contre la pollution plastique s’amenuisent à mesure que les négociations piétinent. Alors que la planète croule sous les déchets plastiques, deux blocs irréconciliables s’affrontent : d’un côté, les États et ONG qui appellent à une réduction drastique de la production de plastique à la source ; de l’autre, les industriels et pays producteurs qui refusent toute contrainte. 

Cette fracture rappelle tristement les blocages vus lors des COP climatiques. Encore une fois, les pays les plus touchés par les impacts du plastique – notamment ceux du Sud – plaident pour des règles contraignantes, pendant que les géants pétrochimiques et certains gouvernements continuent de nier l’urgence. Leur stratégie : gagner du temps, multiplier les réunions sans engagements fermes et miser sur des solutions inefficaces comme le recyclage à outrance.

Le plastique, dérivé du pétrole, est au cœur d’un système économique que beaucoup refusent de remettre en question. Pourtant, il étouffe les océans, pénètre les chaînes alimentaires, et menace directement la santé humaine. La solution est connue : réduire la production. Mais cela heurterait les profits de certaines multinationales et les revenus de quelques États. Alors, on tergiverse, pendant que les microplastiques envahissent même l’air que nous respirons. 

Il est temps d’arracher les décisions aux mains des pollueurs. Ce traité mondial ne doit pas être un compromis creux, mais un outil fort et contraignant pour stopper l’hémorragie. Les peuples, les générations futures et les écosystèmes paient déjà le prix de cette inaction. La justice environnementale ne peut attendre.

La Rédaction

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