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Nord-Kivu/l’Agglomération de Nzulo : Un Conflit Persistant entre les Habitants et l’ICCN

L’agglomération de Nzulo, située à proximité de la ville de Goma dans la partie ouest, est au cœur d’une controverse qui oppose les habitants locaux à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Ce conflit a été exacerbé par le lancement de la campagne « Nzulo n’est pas à vendre », initiée par l’ICCN, qui vise à sensibiliser le public sur la nécessité de protéger cette région riche en biodiversité.

L’ICCN, en tant qu’entité chargée de la gestion des ressources naturelles et de la conservation de la faune en République Démocratique du Congo (RDC), a des objectifs clairs en matière de protection de l’environnement. Cependant, ces objectifs entrent en conflit avec les droits fonciers des habitants de Nzulo, qui revendiquent la propriété de leurs terres. Selon ces derniers, des documents juridiques attestent de leur droit de propriété, remettant en question les affirmations de l’ICCN.

La campagne « Nzulo n’est pas à vendre » a été lancée par l’ICCN pour affirmer que la région doit être préservée pour des raisons écologiques. Des panneaux publicitaires et des messages diffusés dans les médias de Goma visent à mobiliser l’opinion publique en faveur de la conservation. Cette initiative a suscité des réactions mitigées parmi les habitants, qui se sentent souvent exclus des décisions concernant leurs terres.

Face à cette campagne, les habitants de Nzulo ont décidé de sortir de leur silence. Ils interpellent l’ICCN sur la légitimité de ses actions et présentent des preuves documentaires pour affirmer leur droit de propriété. Ils soulignent que la terre est non seulement un moyen de subsistance pour eux, mais aussi un aspect fondamental de leur identité culturelle.

La situation à Nzulo met en lumière un dilemme complexe : comment concilier la conservation de l’environnement avec les droits des communautés locales ? Les terres de Nzulo sont effectivement d’une grande importance écologique, abritant une biodiversité riche. Cependant, la survie des habitants dépend également de l’accès à ces ressources naturelles.

Pour résoudre ce conflit, un dialogue ouvert entre l’ICCN et les habitants de Nzulo est crucial même après le verdict de la justice de la RDC. Des tables rondes pourraient permettre de trouver des solutions qui respectent à la fois les impératifs de conservation et les droits des populations locales estiment des spécialistes en matière de gestion de conflits.

Il est essentiel que les voix des habitants soient prises en compte dans les décisions relatives à la gestion de leurs terres. La mise en place de programmes de sensibilisation et d’éducation sur les enjeux environnementaux pourrait également favoriser une meilleure compréhension mutuelle.

L’agglomération de Nzulo est le théâtre d’un conflit qui illustre la tension entre la conservation de la nature et les droits des communautés locales. Alors que l’ICCN continue sa campagne « Nzulo n’est pas à vendre », les habitants restent déterminés à défendre leurs droits. L’avenir de cette région dépendra de la capacité de toutes les parties à engager un dialogue constructif et à travailler ensemble pour une coexistence harmonieuse.

JOVIAL ELIEZER

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