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Monde/Election: Les candidatures féminines et la réalité des démocraties occidentales : un double discours sur l’égalité des genres ?

Les élections successives aux États-Unis et en France, marquées par des candidatures féminines emblématiques comme celles de Hillary Clinton en 2016, de Ségolène Royal en 2007, et les figures émergentes des élections américaines de 2024, nous interrogent sur la cohérence entre le discours et la pratique en matière de promotion de la femme dans ces grandes démocraties, avons lu dans la Tribune de Daniel Murhula, acteur politique indépendant au Sud-Kivu

Bien que l’Occident nous présente un modèle où l’égalité des sexes serait déjà acquise et les femmes pleinement intégrées dans la gouvernance, les faits révèlent une résistance palpable à confier les rênes du pouvoir suprême à une femme, affime Daniel Murhula, un acteur politique indépendant au Sud-Kivu.

Et dajouter, Daniel Murhula, pense qu’au cours de la dernière décennie, ces élections ont fait émerger des figures féminines qualifiées, expérimentées et soutenues par des millions d’électeurs.

Hillary Clinton, par exemple, forte de son parcours en tant que secrétaire d’État et de son expérience politique, s’est vu barrer la route par Donald Trump en 2016. En France, Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste, n’a pas pu triompher face à Nicolas Sarkozy en 2007, et Marine Le Pen, malgré un soutien populaire conséquent, a échoué deux fois contre Emmanuel Macron.

Aujourd’hui, alors que de nouvelles figures féminines se préparent pour la présidentielle américaine de 2024, il est clair qu’elles se heurtent toujours à des barrières culturelles et à des stéréotypes persistants sur le leadership féminin.

Daniel Murhula, note que cette contradiction entre les discours de l’Occident, qui encourage nos nations à adopter les valeurs d’égalité et d’inclusion, et sa propre pratique politique met en lumière un double standard.

Les pays occidentaux, qui se posent en champions de la parité et de la promotion de la femme, montrent qu’ils peinent eux-mêmes à surmonter leurs préjugés de genre.

Le message semble donc ambiguë : si la promotion des femmes dans les hautes fonctions de l’État est effectivement encouragée, cela ne semble pas suffisant pour briser le plafond de verre de la présidence dans les grandes démocraties elles-mêmes.

Pour nous, acteurs politiques et militants pour l’égalité au Sud-Kivu, cette réalité impose une réflexion sur nos propres parcours et ambitions, à en croire Daniel Murhula.

L’exemple occidental nous invite à questionner si les valeurs que l’on nous propose en modèle sont authentiques, ou s’il s’agit seulement de théories difficilement applicables en pratique.

En Afrique, comme en Occident, il est urgent d’aller au-delà des discours et d’œuvrer pour une société où les femmes, tout aussi compétentes que leurs homologues masculins, accèdent véritablement aux postes de pouvoir les plus élevés, et ce, sans obstacle lié à leur genre.

Cet acteur politique indépendant du Sud-Kivu invite les citoyens à une réflexion qui doit nourrir nos politiques locales et inspirer un véritable engagement pour la parité, sans contradictions ni double discours.

Le chemin vers l’égalité est encore long, mais il passe avant tout par l’exemplarité de ceux qui prônent ces valeurs, a-t-il conclu.

La Rédaction

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