Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
À Moanda, dans la province du Kongo-Central, le pétrole coule depuis plus de deux décennies. Cette ville côtière est devenue le cœur de l’exploitation pétrolière congolaise, grâce à la présence de Perenco, dernière entreprise active après le départ des autres compagnies. Pourtant, derrière cette façade de richesse énergétique, se cache une réalité alarmante : la population locale vit dans une pauvreté extrême, sans bénéficier des retombées économiques de l’or noir extrait de son sol.
Un lourd tribut environnemental et sanitaire pour les communautés locales
Depuis le début de l’exploitation, plus de 167 incidents de pollution ont été enregistrés à Moanda. Marées noires, torchage de gaz, rejets toxiques dans l’environnement : les dégâts sont visibles et dévastateurs. Les habitants subissent des maladies respiratoires, la contamination des sols et des eaux, ainsi que l’effondrement des activités agricoles et halieutiques. Loin de profiter de cette ressource, les communautés locales en paient le prix fort, entre dégradation de leur santé et destruction de leurs moyens de subsistance.

Un appel à la justice climatique porté par des voix comme celle de Pascal Mirindi
Face à cette situation dramatique, des militants congolais comme Pascal Mirindi, figure montante de la justice climatique en RDC, se mobilisent pour dénoncer les abus et exiger un modèle énergétique plus équitable. Son engagement exemplaire inspire une nouvelle génération de défenseurs de l’environnement qui réclament une transition vers une économie sans pétrole, où les droits des populations et la protection des écosystèmes priment sur les profits des multinationales. Moanda incarne ainsi le paradoxe pétrolier congolais, mais aussi l’espoir d’un autre avenir, porté par ceux qui refusent de se taire.
La Rédaction